Le 29/08/2014 - 03 h 10.
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23/06/2014

Sur les  pistes de l'or

En 2012, un groupe de journalistes membres du GREP (Groupe de Recherche Environnement et Presse) se rendent à Sabodala pour inspecter les zones d'exploitation aurifères. Cette vidéo fait le point de cette visite.

08/06/2014
Youtube Embeded code
07/06/2014

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07/06/2014
Mamadou Faye
Mouhamed F. Lô
Jean Nzalé
Fulgence Niyonaguizé
Hervé Prudence Hessou
Correspondants
ActuPolitique
ActuMonde

Daouda Niang prend Rufisque

Badara Mamaya Sène n'est plus le maire de Rufisque depuis ce samedi 26 juillet 2014. Il est tombé avec 34 voix contre 42 pour le coordonnateur du parti démocratique sénégalais à Rufisque, Daouda Niang qui après son élection au premier tour du scrutin à tendu la main à tous les fils de la ville.

"Je pense qu’il va falloir que nous nous retrouvions pour essayer de voir comment s’organiser et engager tout le monde sur l’autoroute de l’engagement et de l’excellence, parce que Rufisque attend ça. Nous avons suffisamment de cadres et de moyens pour le faire", a-t-il laissé entendre devant la presse.

Pour se faire, il estime que le conseil municipal a beaucoup à faire dans la mesure où les nouveaux pôles urbains en train d'être érigés par l'Etat au lac rose et à Diamniadio risque de poser un problème à Rufisque dans la mesure où "les Sénégalais vont contourner Rufisque en entrant et en sortant de Dakar par l'autoroute à péage".

Il compte ainsi s'appuyer sur  le patrimoine historique de la ville et sa dimension culturelle pour préserver son ouverture sur le Sénégal et l’Afrique. Daouda Niang était parti à ces élections sous la bannière de la coalition "And Wallu Teungueth (AWT)".

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Election du maire à Yeumbeul Sud: Le PDS en rang dispersé

Massamba Gueye, secrétaire général de la section Pds de Yeumbeul Sud et non moins tête de liste majoritaire dudit parti aux Locales du 29 juin dernier, a gagné devant Bennoo Bsokk Yaakaar.

Un succès qui repose, selon lui, sur une bonne campagne électorale qui dépassait de loin en terme d’organisation les autres concurrents. Malgré "un Bara Gaye qui a dirigeait la proportionnelle et qui  avait dit que la mairie ne l’intéressait pas avant de revenir sur sa décision…".

Tirant les leçons de 2009 où le Pds était parti en rangs dispersés, "ces élections locales, sous ma direction, ont permis à tous ceux qui sont d’obédience libérale de se retrouver autour d’une liste commune. Pour les investitures, il y avait dans chaque coin de Yeumbeul un investi. Si bien que les populations, sachant qu’on avait la meilleure liste, ont voté massivement  pour le Pds sorti premier  des urnes".

Contrairement aux autres candidats qui ont fait beaucoup de promesses, "en ce qui me concerne avec mon statut de simple conseiller municipal, mes œuvres et autres réalisations faites sans tambour ni trompette avant que je ne pose ma candidature avaient fini d’essaimer à travers la commune. Tout cela pour vous dire que l’action sociale rythme et rythmera toujours ma vie".

Maintenant, pour le choix du maire, son collistier, Bara Gaye qui dirigeait la liste proportionnelle, contre toute attente, pose lui aussi sa candidature à la mairie de Yeumbeul sud. Aussi tente-t-il d’expliquer cet imbroglio en ces termes : "Bara Gaye était absent à la constitution des listes mais, nous avons jugé utile, compte tenu de son statut d’ancien ministre, de l’investir pour l’honorer. De Touba, il m’a dit qu’il n’est pas intéressé par la mairie mais son objectif est que  le Pds gagne à Yeumbeul.

Et de poursuivre: "Il a répété les mêmes propos devant des responsables comme Mandiaye Mbaye, Ibrahima Diallo Keïta, Mor Arame Kébé. Mais, durant la campagne,  j’ai senti qu’il avait privilégié une autre voie. Pour éviter la fissure dans nos rangs, j’ai fait la sourde oreille.  Mais, dès la proclamation des résultats, Bara a tenté de récupérer la victoire du Pds. Pourtant, mes partisans et moi avons gagné presque tous les centres de vote et Bara Gaye a perdu devant Cheikh Tidiane Gadio à son centre de vote, Ababacar Sy".

Toujours "serein", Massamba Gueye se dit aussi optimiste pour trôner aisément au faîte de la mairie de Yeumbeul sud. Et quid des priorités pour les trois premiers mois ? Là il coupe court : "il faut faire face aux inondations, réhabiliter les voies de communication, rétablir l’éclairage public, renforcer les moyens de la police".

En dernière analyse, bien que le Pds va à l’élection du conseil municipal en ordre dispersé, Massamba Gueye a tenu à remercier les populations de Yeumbeul pour leur confiance renouvelée à son égard et à l’endroit du parti de Me Wade. Les mêmes remerciements sont allés à l’endroit de "tous les candidats qui se sont appelé pour se féliciter des efforts fournis ça et là. Bref, pour ce scrutin, il n’y a qu’un seul gagnant, c’est Yeumbeul sud. Où durant la précampagne et la campagne, aucun  acte de violence n’a été signalé".

Jean Nzalé

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Les nouvelles règles du jeu politique au Sénégal

Au Sénégal, la manière de faire la politique est différente. Il y a des règles qui régissent le « métier ». Et parmi ces règles qui existent pour plumer les citoyens, les tromper par le verbe facile et l’arrogance, le mensonge occupe la première position.

Elle est capitale pour la survie politique. Il faut mentir et tromper son monde pour réussir en politique au Sénégal. L’histoire politique du pays l’a suffisamment démontré.

Dans les années 70, le modus operandi des politiciens était de faire des dons aux électeurs jusque dans les contrées les plus reculées pour bénéficier de la sympathie des électeurs.

Le pouvoir central essayait toujours de ferrer les électeurs en faisant convoyer des poteaux électriques dans les localités à forte concentration d’électeurs. Des poteaux qui étaient toujours repris sans vergogne après les élections.

Quant à l’opposition, son pouvoir de charme le forcer à faire des promesses qu’elle était incapable d’honorer. C’est le cas de la réduction du prix du kilo du riz à 60 FCFA fait par Maître Abdoulaye Wade en 1993. Quand il avait accédé au pouvoir en 2000, cette promesse était le cadet de ses soucis.

Ce type de mensonge est révolu mais il existe encore sous une autre forme. Le président Macky Sall avait promis aux Sénégalais de réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans, d’opérer une rupture dans la gestion des affaires de la cité, etc. Mais que nenni.

Ses frères, ses beaux-frères et ses amis sont impliqués au cœur de la gestion des affaires de l’Etat. Le nombre des ministres qu’il avait promis de diminuer est toujours élevé.  Pour dire qu’il a d’autres préoccupations aujourd’hui.

Durant les locales 2014, nous avons vu des candidats décliner des programmes qu’ils ne maitrisent même pas les tenants et les aboutissants.

Des sophistes sont aussi tapis au sein des politiciens, des gens du verbe, de redoutables orateurs qui savent comment haranguer les foules. Ce type de politicien est le plus dangereux d’entre tous.

Car celui qui ment peut facilement être découvert, mais le discours du sophiste vous donne l’impression que tout ce qu’il dit est vrai car il le dit avec dextérité. Et C’est la nouvelle tendance de ceux-là même qui espèrent briguer les suffrages des citoyens.

La dernière "chemise" de ces véreux politiciens est l’arrogance. Ils sont plus aimables quand ils veulent gagner la sympathie des gens, mais dès qu’ils sont élus, ils changent de numéro de portable et sont subitement injoignables.

Voilà en somme les nouvelles règles du jeu politique au Sénégal. 

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Le Sénégal enregistre son troixième premier ministre sous l'ère Macky Sall

Mouhamed Ben Abdallah Dione est le nouveau premier ministre du Sénégal. Il a été nommé hier 6 juillet 2014 par le chef de l'Etat, Macky Sall, qui compte désormais trois premiers ministres depuis son accession au pouvoir le 25 mars 2012.

Le nouveau homme fort de la primature a la mission de mettre son équipe "Au travail". Du moins, c'est ce qu'il a souligné devant la presse hier après sa nomination. "Le chef de l'Etat m'a donné et a donné aux membres du gouvernement de la république une feuille de route qui peut se décliner en deux-mots: Au travail", a-t-il déclaré devant les médias.

Mouhamed Ben Abdallah était jusqu'ici en charge du Programme Sénégal Emergent (Pse). Il a aussi été directeur de cabinet de Macky Sall quand il était premier ministre du président Abdoulaye Wade.

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Limogeage du premier ministre Mimi Touré: Une erreur politique du président Macky Sall ?

La mission du premier ministre Aminata Touré s'est terminée hier vendredi 4 juillet 2014 à 18 h. Un limogeage très certainement "accéléré" par la défaite de l'intéressée aux élections locales à Grand-Yoff devant Khalifa Sall. Une décision jugée par certains observateurs comme une "erreur politique" du président de la république.

Même si Macky Sall a salué "l'engagement" de son premier ministre et remercié "l'ensemble des membres du gouvernement pour leur engagement hardi à la tête de leurs départements respectifs", sa décision a ramé à contre courant de son discours réparateur. Les dégâts sont déjà faits, il n'y a point de maux pour sauver la situation qui a été pourrie par des "jeux" politiques de couloirs.

Après moins d'un an à la primature, malgré son ambition "d'accélérer la cadence de la traque des biens mal acquis" et de faire décoller une économie malade de sa manipulation politicienne, Mimi Touré a payé les frais de son entêtement à descendre sur le terrain politique pour "évaluer sa représentativité politique". Avait-elle vraiment besoin de descendre aussi bas pour pouvoir mener sa mission de direction du gouvernement ?

La démonstration d'une "représentativité" politique est un domaine qui appartient peut-être aux députés du peuple. Sous ce rapport, nous pouvons estimer sans risque de nous tromper qu'il y a bien eu un mauvais casting dès le départ. Et cela conforte les interrogations des détracteurs du président de la république. Macky Sall est-il réellement capable de gouverner le Sénégal ? Pourquoi devrait-il toujours avoir besoin des idées des autres pour prendre certaines décisions ?

Quoi qu'il arrive nous voyons un président de la république qui est de plus en plus loin des populations et de l'essentiel. Macky Sall devient de plus en plus impopulaire, par conséquent les critiques à son égard et son entourage deviennent de plus en plus acerbes. Avec déjà deux premiers ministres à mi parcours, il risque d'en avoir au moins quatre ou cinq d'ici la prochaine présidentielle en 2017 ou 2019. Seul Dieu Sait !

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Locales 2014: La population a bien résisté aux achats de conscience

Malgré les millions, le sucre et le riz distribués aux populations, à Grand-Yoff et dans certaine localités du pays, les populations ont largement voté contre les listes de Benno Bokk Yaakaar et de la mouvance présidentielle. Les locales 2014 ont ainsi démontré la maturité du peuple sénégalais qui a su prendre ce qui lui appartient pour ensuite prendre la décision qu'il a estimé bon.

En effet, ni l'argent, ni le sucre pour le "Ramadan" ("Soukarou Koor"), ni le riz distribué ça et là n'ont pas épaté les électeurs qui ont reconduits les différents maires "travailleurs" dans leurs localités respectives. Abdoulaye Baldé est reconduit à Ziguinchor, de même que Abdoulaye Wilane à Kaffrine.

Idrissa Seck a réussi à garder Thiès, l'ex capitale du rail, malgré une campagne de charme du président Macky Sall qui y est allé tenir le conseil des ministres décentralisés à quelques encablures seulement des locales. Le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (PDS), Oumar Sarr, a conservé Dagana. Aida Mbodje a gardé Diourbel. 

Aissata Tall Sall, la lionne socialiste du Fouta, a elle aussi été reconduite à Podor où elle a conservé sa notoriété après plus de 20 ans de combat politique sans tricheries. A Dakar, Khalifa Sall le maire sortant est réinvesti par la force de son bilan jugé positif par toutes les cmposantes de la capitale.

Sur les 19 communes que compte la capitale sénégalaise, la coalition "Taxawu Dakar ak Khalifa" en a gagné dans les 16 malgré "l'accélération de la cadence" de son principal rival Mimi Touré, premier ministre, dont la démission est en vue. La démocratie a encore une fois primé sur tout.

Il faut tout de même signaler que malgré les violences observées au cours de la campagne électorale, les élections se sont déroulées normalement sans incidents majeurs. Mais la population a bien retenu la leçon de Madior Diou du RND qui lui a appris à encaisser l'argent des acheteurs de conscience pour ensuite faire un vote utile.

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Locales 2014: Le vote s'est déroulé dans le calme

Le vote s'est déroulé normalement dans le département de Rufisque. Dans l'ensemble tout s'est bien passé. Il n'a pas eu d'incidents majeurs si ce n'est une liste dont les bulletins étaient insuffisants par rapport aux autres. Ceci s'est passé au bureau devote n°2 du centre Pionniers des HLM à Rufisque.

 

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Pikine Ouest: Pourquoi Pape Malick Hanne a tourné le dos au camp présidentiel

En faisant face à la presse ce jeudi, Pape Malick Hanne le maire de Pikine Ouest a donné les raisons de sa brouille avec la majorité présidentielle.

En 2009, c'est la coalition Bennoo Siggil Sénégal, devenue aujourd'hui Bennoo Bokk Yakaar qui avait porté M. Hanne à la mairie de Pikine Ouest. Mais les calculs politiques et les manœuvres du parti du président de la République ont tout chamboulé. Ce qui du coup a beaucoup  frustré l' actuel édile de Pikine Ouest au point qu'il décide de rompre avec ses anciens alliés.

À l'origine de cette circonstance malheureuse, Pape Malick Hanne informe que tout est parti d'un problème de quotas. " La discorde entre moi et la coalition au pouvoir est née de cette affaire de quotas (le parti APR voulait se tailler la grande part) alors ne se retrouvant pas dans cette combine j'ai préféré me démarquer" a indiqué notre interlocuteur.

Candidat à sa propre succession, Pape Malick Hanne a ainsi décidé de s'allier avec le mouvement Vision Pikine avec qui il dit avoir une convergence de point de vue.

 Jean Nzalé

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Destruction des domiciles de Moustapha Cissé Lô. Plus jamais ça ! 

Le Sénégal s'est révéillé avec tristesse et consternation en apprenant le saccage des domiciles du député Moustapha Cissé Lô, 2e vice-président de l'assemblée nationale du Sénégal. Cet acte de vandalisme est fort regrettable dans un pays de démocratie où l'article 8 de la constitution garantit à tout citoyen le droit à l'expression et à la liberté d'opinion.

Nous estimons que les auteurs de ces actes sont trop vite allés en besogne dans la mesure où les nouvelles technologies de l'information et de la communication peuvent permettre à des individus malintentionnés de falsifier des données (voix, photos, textes, vidéos, etc.). Dès lors, attaquer quelqu'un sur la simple base d'avoir entendu sa voix dire des choses devient très problématique.

Il y a aussi que le Sénégal est un pays de droit où seul l'Etat a le monopole de la violence. Par conséquent, pour quoi que ce soit, nul n'a le droit de se faire justice par lui-même, au risque de faire basculer notre pays dans l'anarchie. Nul n'est au-dessus de la loi. Encore faudrait-il que les leaders d'opinion s'évertuent à mieux donner une éducation à leurs sympathisants.

Dans une autre mesure, l'Islam et le Coran sont les principales valeurs qui unissent les musulmans. Combien d'offences ont-elles été proférées contre l'Islam et son prophète, et même contre le Coran sans qu'on ne lève le petit doigt ? Mais il suffit simplement qu'on parle du marabout d'autrui pour voir autant d'ardeur et de violence ?

La religion musulmane est une religion de tolérance et non de violence. C'est ce qu'ont enseigné les grands guides comme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, El Hadj Malick Sy, Cheikh Bou Kounta, El Hadj Abdoulaye Niasse, Limamoulaye Thiaw, etc. pour ne citer que ceux-ci. Ils ont toute leur vie durant oeuvré dans la paix et la tolérance. Cheikh Ahmadou Bamba, par exemple, malgré tout ce qu'il a encouru comme endurance, il a pardonné à tous ses détracteurs.

Voilà les vrais prix Nobel de la paix ! Si nous voulons leur ressembler, il faut que nous essayons de vivre comme eux en sachant pardonner, oublier et dépasser. Si nous faisons autrement, nous versons dans l'anarchie. Et nous devons bien faire attention aux choses qui divisent comme la religion, les passions, etc. Que la paix demeure !

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Elections locales 2014: La campagne démarre ce dimanche

Une urneLes candidats investis sur les 2700 listes en lisse pour les élections locales du 29 juin prochain ont tout juste 13 jours pour convaincre l'électorat de voter pour eux. En effet, la campagne électorale démarre ce dimanche 15 juin 2014 pour s'achever le samedi 28 juin à minuit.

En passant en revue le matériel électoral entreposé dans un magasin sis à l'Ecole Nationale de Police à Dakar, Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre de l'Intérieur, a révélé que plus de 100 millions de bulletins de vote ont été confectionnés pour être répartis dans les 13000 bureaux de vote qui sont prévus sur l'étendu du territoire.

Au total, il aura coûté à l'état près de 3 milliards FCFA selon les révélations faites par Omar Top, Directeur des élections. Tout le matériel (bulletins de vote, encre indélébile, urnes, isoloirs, les cachets, le code électoral, etc.) sera mis à la disposition des gouverneurs et des préfets.

Selon Cheikh Alioune Ndiaye, chef de la division logistique de la Direction Générale des Elections (DGE) du ministère de l'Intérieur, ceux-ci "se chargeront de ventiler ledit matériel dans les bureaux de vote lorsque  les forces de l'ordre seront en place"

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Elections locales 2014: Le PDS obtient le soutien de Me Wade rentré hier à Dakar

Le Président Abdoulaye WadeL'ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade est rentré de Paris hier en début de soirée. C'est ce que nous apprend une source proche du camp de l'ancien chef de l'Etat.

Accompagné de son épouse Viviane Wade, comme indiqué par des médias de la place, Me Wade serait cette fois-ci passé par le salon d'honneur de l'aéroport Léopold Sédar Senghor qu'il aurait boudé lors de son retour à Dakar après une absence de près de deux ans.

Selon certaines sources, l'ancien président de la république serait revenu au bercail pour soutenir les membres du Parti démocratique sénégalais en lice pour les élections locales du 29 juin prochain. Mais aussi pour assister au procès de son fils Karim Wade prévu au mois de juillet prochain.

Après un mois passé à Dakar durant lequel il avait fait le tour des familles religieuses du pays, Me Abdoulaye Wade était retourné en France pour des raisons inconnues.

13/06/2014

BENIN: Une femme séropositive sème la mort à Cotonou

Il est revenu a cultureglobale.org qu’une jeune femme a juré de partager a profusion son infection au VIH qu’elle a contracté depuis 2009. Voici la femme qui sème la mort à Cotonou…

Tonato à Ste Rita dans le 8ème arrondissement de Cotonou non de l’Ong Emmaüs Bénin, cette femme qui s’appelle Rosemonde, et se fait parfois appeler Rose ou Baï, a décidé souverainement de supprimer la vie de certains Béninois imprudents.

Popo, elle parle également le Mina ; et jure qu’elle a un objectif de 50 hommes à contaminer. Pourquoi cette croisade contre les hommes ? Pourquoi cette campagne d’extermination ? Mystère. Tous les efforts de quelques uns de ses proches pour freiner ses ardeurs sont restés vains.

C’est au cours d’un banal test sanguin effectué le 13 juillet 2009 que la présence du VIH avait été détectée en elle. Ses proches l’ont alors soumise à un intense traitement aux antirétroviraux et aujourd’hui, elle se porte bien. Du moins en apparence.

Comme si elle a un compte à régler avec le destin, elle abandonne son atelier de couture de la zone de l’arrondissement d’Ahouanssori et commence à collectionner les hommes :

Pierre, Anselme, Expédit, Médard, Ayité, Charlemagne, Barthélémy, "l’Américain", etc… La liste est longue. Aussi dangereux que cela puisse paraître, elle amène ses partenaires sexuels à ne pas porter de préservatifs.

La voyant donc semer la mort dans le pays malgré tous les conseils avisés de ses proches, ceux-ci l’ont amenée à fréquenter l’église évangélique "Mont Horeb" de son quartier dans l’espoir que la foi de cette maison de Dieu adoucirait ses ardeurs ; mais rien n’y fit.

Selon ses propres aveux, cette haine à répandre la terreur vient du fait qu’elle a tout fait pour concevoir et qu’elle n’a pas pu; du fait d’un homme. Les responsables de Santé publique et la communauté scientifique médicale du Bénin pourraient se saisir de ce dossier et amener ce "réservoir de cellules touchées par le VIH" à la raison. Peut-on imaginer le nombre de personnes qu’elle a contaminées depuis son test de dépistage du 13 juillet 2009 à l’IEC ?

Hervé-Prudence Hessou, Correspondant du Bénin

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CHINE: Une boisson en "poche de sang" vendue dans les restaurants

La nouvelle peut paraître surprenante ais elle est vraisemblable. Une nouvelle boisson est en vogue depuis quelques jours en Chine. Présentée sous forme de "poches de sang", elle attire surtout la jeunesse et permet à ses promotteurs de faire de bonnes affaires. La boisson qui serait issue du "bissap" sénégalais a été lancée dimanche dernier 6 juillet dans "un café de Benxi, dans la province chinoise du Liaoning", nous apprend notre source.

La "poche de sang" a atteint des "records de vente malgré son prix élevé de 60 yuans (un peu plus de 7 euros, près de 5.000 FCFA). La source a indiqué que "ce sont principalement les jeunes, toujours attirés par la nouveauté et l’insolite, qui se ruent le plus sur ce produit".

Source: Le Réseau International

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FRANCE: Mohsen, le héros sans-papiers de l'incendie d'Aubervilliers fait son témoignage

Un jeune tunisien a risqué sa vie pour sauver celle des habitants pris au piège de flammes. Pour le féliciter, la préfecture régularise sa situation.

Sa bravoure, ce soir-là, a permis d’adoucir un peu la tragédie… Samedi 8 juin, vers 20 h, dans la cage d’escalier d’un immeuble du centre-ville d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), deux garçons de 10 et 12 ans, se livrent à une sinistre"plaisanterie"…

« Avec des allumettes », ainsi qu’ils l’avoueront plus tard à la police, ils mettent le feu aux poussettes rangées dans un local situé au rez-de-chaussée du bâtiment. Très vite, les flammes sont hors de contrôle. Sous l’effet de la chaleur, une conduite de gaz fond et l'incendie se propage jusqu'à la toiture. Les habitants ne se doutent encore de rien mais ils sont déjà pris au piège.

Mohsen, sans-papier tunisien de 26 ans, habitant au sixième et dernier étage de l’immeuble comprend alors que quelque chose ne va pas : "Je rentrais du travail", explique le jeune mécanicien auto, "J’ai senti une odeur bizarre. J’ai ouvert la porte. Les couloirs étaient plongés dans le noir. On n’y voyait rien". Prises de panique, deux jeunes femmes, de 30 et 40 ans, dont l'une enceinte, sautent par la fenêtre. Au total, l’incendie fera 3 morts et trois blessés graves.

Un bilan qui aurait pu être beaucoup lourd sans le courage de Mohsen qui va tout faire pour sortir ses voisins du brasier : "J’ai attrapé un pull pour le mettre sur mon nez et je suis descendu jusqu’au 3ème. J’ai senti une grosse chaleur, en me penchant, j’ai vu d’énormes flammes : les 1er et 2ème étage étaient déjà calcinés. J’ai juste eu le temps de me protéger le visage avec le bras. J’ai frappé à toutes les portes, en criant aux gens de sortir. Je leur disais de ne pas descendre car c’était trop dangereux."

Accompagné de nombreux habitants de l’immeuble, Mohsen remonte vers les étages supérieurs. Arrivés au 6ème, il entend deux jeunes filles hurler derrière leur porte : "C’était les sœurs de mon ami Walid. Elles étaient coincées, seules dans l’appartement. J’ai défoncé la porte à coup de pied. Elles pleuraient "On va mourir ! »

Je leur ai dit : «Non, pas aujourd’hui !». Seule solution gagner le toit de l’immeuble, mais "la trappe qui permet d’y accéder était verrouillée par un cadenas. Heureusement, on a pu casser la fenêtre de l’appartement des filles qui donnait sur un échafaudage. Sans ça, on était mort…" Sortis d’affaires, les résidents considèrent Mohsen comme un héros .

Blessé au visage et au bras, avec deux doigts cassés, le jeune Tunisien, estime, lui, avoir "fait ce qu’il avait à faire"… Marqué par cette épreuve, le jeune homme, privé de logement depuis l’incendie, a bataillé pour trouver une place dans un foyer du 13ème arrondissement : "mais c’est du provisoire". Touché par son histoire, la préfecture a décidé de faire un geste et d’accélérer sa demande de régularisation. Le jeune Tunisien de 26 ans, jusque-là en situation irrégulière, vient d’obtenir une carte de séjour et un permis de travailler.

Il devrait pouvoir bientôt rentrer en àBizerte, en Tunisie, se recueillir sur la tombe de sa maman décédée l'an dernier d'une maladie du cœur, et voir enfin son père "Le consulat m'a permis de m'offrir le billet." Pressé de trouver du travail, Mohsen sait qu'il faut du temps pour obtenir la nationalité française. Il rêve aujourd'hui de devenir pompier et suis déjà une formation sécurité-incendie pour continuer à sauver des vies...

Source: Closer Mag

28/06/2014
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ActuSociété
Rubrique Contributions

Affaire Félix Nzalé: Guerre des tranchées entre D-Médias et Futurs Médias

La presse a toujours été solidaire quand un des leurs avait été happé par les caprices d'un système totalitaire ou répréhensif. Mais depuis un certain temps, on est las d'observer une guerre des tranchées entre médias par confrères interposés. Une honteuse animosité a fini d'entamer les relations confraternelles entre les groupes de presse D-Médias et Futurs Médias.

L'arrestation et le placement sous mandat de dépôt du journaliste Félix Nzalé, directeur de publication du quotidien "La Tribune" appartenant au groupe D-Médias, pour "diffusion de fausses nouvelles" sur des cas non avérés de virus d'Ebola au Sénégal (édition n° 855 du lundi 11 août 2014), ont exacerbé cette triste confrontation médiatique qui n'honore guère la corporation. 

De grâce, ne riez pas des déboires de vos confrères, car demain est un autre jour. Restez plutôt solidaire, formez un bloc car le monstre d'en face est très froid. Et il n'a pas d'ami ni de collaborateur. Il n'obéit qu'à une seule logique: "sauvegarder des intérêts". Alors, prenez garde !

Si dans le fond et la forme, notre confrère Félix Nzalé, un bon journaliste en somme, formé à bonne école, a fauté, il ne mérite par pour autant les railleries de ses propres confrères. Félix Nzalé a besoin de soutien, celui de tous les journalistes sénégalais, sans distinction de média.

Le procureur s'est autosaisi de cette affaire et pourtant combien d'articles incendiaires ont été publiés sans qu'il n'ait pris cette décision ? Nous estimons dès lors que Félix Nzalé est une victime. Il se présentait ainsi l'occasion ou jamais de l'atteindre car il avait ouvert une brèche. Il n'a pas su gérer ce qu'on appelle en IEC Communication pour le Changement des Comportements "la communication de crise".

Mais combien de gens dans notre société ont appris une chose et l'ont appliqué à la lettre ? Bien évidemment, ce qu'on append à l'école constitue pour nous un guide pour notre parcours professionnel, un viatique. Toutefois, l'aspect mercantile de notre métier nous pousse parfois à fouler du pied certains aspects non négligeables. Considérez simplement que notre confrère Félix Nzalé n'a pas désappris, il est tout simplement tombé dans le piège d'un système. Et il saura bien sûr se relever avec dignité.

Libérez Félix Nzalé ! Ce n'est pas son article qui fera que les touristes étrangers ne viendront pas au Sénégal. La destination Sénégal est déjà malade. Notre tourisme est atteinte d'une maladie systémique qui est pire que le virus d'Ebola. En plus des gens ont écrit pire que Félix !

Chérif Faye 

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École  sénégalaise: L'enseignement des mathématiques en question

L'Association des Professeurs Africains de Mathématiques au Sénégal ( APAMS) s'est  réunie ce samedi 26 juillet à la Faculté des Sciences de l'Education et de la Formation ( FASTEF) de Dakar. Au cours de cette rencontre, il a été surtout question de trouver les astuces et moyens capables de rehausser l'image et l'intérêt des mathématiques auprès des jeunes apprenants.

 Au Sénégal, l'enseignement des mathématiques pose problème. La majorité des élèves des collèges et lycées ne s'intéresse plus à cette matière. Consciente de cet état de fait l'association qui regroupe les professeurs de la discipline se mobilise pour inverser cette tendance négative.

D'après Mme Kanda Julie, présidente de la section féminine de l'APAMS ce sont surtout les filles qui fuient les mathématiques. La raison de ce désamour  est vraisemblablement, selon elle, liée à "la façon d'enseigner cette matière".

Il semble aussi,  a-t-elle ajouté que le caractère abstrait des mathématiques constitue un blocage à  sa compréhension, en sens qu'il est toujours difficile d'établir un lien direct entre les mathématiques et la vie de tous les jours comme c'est le cas avec les autres matières telles que la SVT.

Il s'y ajoute  le fait "qu'il y'a un certain nombre d'enseignants qui n'ont  pas toujours reçu toute la formation" a en outre précisé M. joseph Sarr, président de l'APAMS. Toutefois, il soutient qu'il y'a d'excellents professeurs qui chaque année obtiennent de très bons résultats. 

Pour inverser cette tendance, l'APAMS compte mener un certains nombres d'activités au niveau des lycées et collèges du pays pour dit-on " lever cette crainte des mathématiques au près surtout des jeunes filles" .

Ainsi dans chaque établissement scolaire poursuit Mme Kanda, " nous allons créé des clubs de maths" que chaque professeur femme aura l'obligation de conduire. C'est de cette manière pense-t-elle " que nous pourrons faire aimer les mathématiques au jeunes filles".

 Jean Nzalé

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Haro sur la communication gouvernementale: 90 % des sénégalais laissés en rade

La communication gouvernementale du Sénégal fait partie de l'une des plus médiocres en Afrique de l'Ouest. Elle ne prend pas en compte le plus grand nombre d'illétrés que compte notre pays. Le gouvernement en effet ne s'adresse au peuple qu'avec la langue de Molière alors que 90 % des Sénégalais ne parlent ou ne comprennent pas Français.

Si l'on admet que 90 % des Sénégalais ne parlent pas et ne comprennent pas le Français, langue officielle, et que le gouvernement du Sénégal communique en majorité en Français avec sa population, on peut déduire que l'Etat ne respecte pas ses citoyens, du moins il ne respecte pas 90 % de sa population.

Un vieil entrepreneur, pourtant lettré à un certain degré, critique l'Etat en ces termes: "Si l'Etat ou les politiciens veulent tromper le peuple, ils parlent toujours français car il leur permet d'opérer un certain écart de langage entre la réalité et ce qu'ils disent. C'est bien connu de tous maintenant".

Selon lui, c'est seulement quand l'Etat veut les tromper qu'il leur tient le langage de Molière. "Imaginer un vieux paysan qui n'a jamais été à l'école applaudir le discours du président de la République. A quelle fin le fait-il ? Il est évident qu'il n'y connait rien, mais on lui a volé sa conscience en l'entrainant dans un jeu dont il ne comprend pas les règles", poursuit le sieur Dia.

Les communiqués des conseils des ministres sont lus seulement en Français et non dans les langues nationales pour aider ceux-là même qui ne sont pas instruits à en comprendre les contenus. Les rares émissions en langues nationales ne suffisent pas pour renverser la tendance. Et qu'est-ce que l'Etat fait aujourd'hui pour corriger cette anomalie ? De Senghor à Diouf, en passant par Wade et Sall le constat est le même. Haro sur la communication gouvernementale.

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Paludisme en Afrique : 10 000 femmes enceintes, 75 000 à 200 000 enfants tués par an

Le nouveau rapport des partenaires Roll Back Malaria publié ce 10 juillet 2014 à New York est accablant malgré les lueurs d'espoir dans la lutte contre le paludisme.

En effet, selon ledit rapport, malgré les progrès enregistrés, "le paludisme pendant la grossesse pèse encore lourdement sur la mortalité maternelle et néonatale". Les chiffres sont catastrophiques pour le continent africain où "les infections palustres contractées en cours de grossesse tuent chaque année 10 000 femmes et entre 75 000 et 200 000 enfants de moins d’un an".

Malgré ses chiffres alarmants, beaucoup d'efforts ont porté leur fruit dans la lutte contre le paludisme. C'est ce qu'a d'ailleurs signalé le nouveau rapport sur l’impact des interventions antipaludiques sur la santé maternelle et de l’enfant lancé aujourd’hui en marge des rencontres de haut niveau du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) à New York. Selon ledit rapport "les efforts de prévention du paludisme pendant la grossesse sauvent des vies et améliorent la santé de la mère et du nouveau-né".

Impact de la lutte contre le paludisme sur la santé mère-enfant est le dernier né de la collection "Progrès et Impact" du Partenariat Roll Back Malaria (RBM), qui évalue les progrès réalisés par rapport aux objectifs du Plan d’action mondial contre le paludisme (GMAP) et aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Rédigé conjointement par des chercheurs de l’École de médecine tropicale de Liverpool et les partenaires Roll Back Malaria, ce rapport montre que "le traitement préventif intermittent pendant la grossesse et l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée d'action (MILDA) sont associés à une baisse de 18 % du risque de mortalité au cours des 28 premiers jours de vie du nourrisson". Le rapport a aussi indiqué que "cet arsenal préventif permet également de réduire de 21 % le risque de faible poids à la naissance".

Et de poursuivre: "Entre 2009 et 2012, l’intensification de la prévention du paludisme pendant la grossesse a permis de sauver environ 94 000 nouveaux-nés. Les pays avec des taux de couverture et d’utilisation élevés des interventions antipaludiques ont vu leur mortalité infantile baisser jusqu’à 20 %. Le déploiement et l’utilisation de ces mesures préventives efficaces jouent un rôle essentiel dans l’atteinte des OMD, notamment ceux liés à l’amélioration de la santé maternelle et à la baisse de la mortalité infantile. Ces mesures permettent aussi d’avancer sur la voie d’objectifs moins spécifiques, en contribuant à une société plus saine et plus dynamique".

Dans un effort de sensibilistion, Dr Thomas Teuscher, Directeur exécutif par intérim du Partenariat RBM, a fait parlé les statistiques en ces termes: "Au niveau mondial, le nombre annuel de grossesses dans les zones à forte transmission du paludisme est estimé à 125 millions, donnant lieu à 83 millions de naissances vivantesDans les régions endémiques, le risque d’infection palustre est 50 % plus important chez la femme enceinte que chez celle qui ne l’est pas. Nous devons faire tous les efforts nécessaires pour préserver ces moments privilégiés et permettre aux femmes de vivre une grossesse saine et de protéger leur bébé face à cette maladie mortelle".

Il faut tout de même signaler avec le rapport que "les résultats impressionnants décrits dans ce rapport ont été obtenus avec de faibles taux de couverture des interventions antipaludiques dans les pays d’Afrique sub-saharienne, ce qui démontre l’efficacité de ces moyens de prévention". Par conséquent, "les auteurs relèvent néanmoins qu’environ 300 000 décès néonataux auraient pu être évités au total si la couverture de ces interventions avait atteint 80 % entre 2009 et 2012 dans ces mêmes pays".

Source: RBM

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Le Sénégal n'est pas un "gâteau" à partager

Il y a certains vocables qui peuvent sonner le glas sur la cohésion nationale. Par conséquent, il est dangereux de les utiliser. Le Sénégal est un pays souverain et indivisible.

Dans sa livraison de ce matin 8 juillet 2014, un quotidien de la place a titré "Le Baol demande sa part du gâteau national". Il est question dans cet article de la volonté d'un jeune du Cojer qui voudrait que le chef de l'Etat récompense un responsable local de l'APR (parti au pouvoir) qui aurait remporté les élections locales dans cette partie du pays.

La terminologie utilisée constitue un danger publique. Voilà le type d'article qu'aucun professionnel des médias ne devrait jamais accepter d'endosser pour rien au monde. Car si le Baol se permet de réclamer sa part du "gâteau", les autres contrées du pays (Ndoucouman, Bosséabé, Hirène, etc.) pourraient en faire autant et le Sénégal sera finalement en proie à sectarisme hostile.

L'intérêt national devrait primer sur tout. La promotion de toutes les initiatives qui consacrent la cohésion nationale doit être saluée et le contraire banni. Le Sénégal vit déjà un drame d'insurrection en Casamance. Il ne faut pas en rajouter.

La meilleure façon de lutter contre ces idées de sectarisme, c'est de ne pas en faire cas. Ce n'est pas parce que le membre du Cojer a convoqué la presse ou le journaliste auteur de l'article que celui-ci est obligé de le publier.

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Marché central au poisson: Le directeur réclame une structure sanitaire de qualité

Le capitaine Pape Babacar Diop, directeur du marché central au poisson veut une structure de santé de qualité. Il a formulé ce souhait ce jeudi en marge d'une journée de consultation médicale gratuite présidée par le directeur du port, le docteur Cheikh Kanté.  

Pape Babacar Diop justifie cette demande par le fait que la case de santé du marché n'est pas bien équipée. L'autre raison est que cette case de santé a été construite pour deux mille personnes.

Aujourd'hui, ce cadre d'offre de soins n'est plus adéquat car sa capacité d'accueil est largement dépassée. Selon le capitaine Diop, "le marché central au poisson est fréquenté quotidiennement par un nombre important de travailleurs et usagers qui avoisinent  10.000  âmes".

Ainsi, il soutient que "la promiscuité des lieux et la nature hétéroclite de sa population constituent de hauts risques de transmission et de propagation de certaines maladies telles que la tuberculose, les IST le paludisme et le SIDA" .

De son avis cet état de fait incite à l'installation d'une structure sanitaire de qualité dans l'enceinte du marché pour assurer le suivi permanent de santé pour le personnel qui y travaille et les usagers  qui les fréquentent. Le directeur du port, docteur Cheikh Kanté a promis  aux mareyeurs de résoudre cette question. 

Jean NZALE

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Relogement des sinistrés: Plus de 700 maisons attendent leurs ayants droits

Le Ministère de la Reconstruction et de l'Aménagement des Zones d'Inondation ( MRAZI), le Forum Civil et le mouvement Y'en à marre ont organisé une audience publique ce mercredi à Pikine.

L'objet de cette rencontre est de faire le point sur le processus de relogement des sinistrés des inondations, entamé depuis 2005. À l'issue des concertations avec les populations on a pu constater que certaines personnes dont les maisons ont été démolies depuis 2005 n'ont toujours  pas été relogées.

Il y'a aussi que d'autres qui normalement n'ont pas droits aux logements à  Jaxaay ont bénéficié illégalement d'un toit. Selon le commandant Amadou kanar Diop en charge de cette question au MRAZI, "nous allons rétablir la légalité en reprenant les logements illégalement attribués aux gens  qui ne devraient pas en bénéficier pour les ré-attribués aux vrais ayants droits".

Faisant le point sur les  nouveaux logements, le commandants Diop soutient que "plus de 700 logements sont  prêts à accueillir leurs ayants droits". L'ultimatum est fixé au 15 juillet prochain. "Tous ceux qui ne regagneront pas leurs logements seront tout simplement dépossédés des leurs au profit d'autres personnes", a en outre précisé le commandant Diop.

Le Forum Civil  qui a été associé à ce processus a indiqué par la voix de Mohamed Ndiongue son représentant qu'il va mener des contrôles citoyens pour que les erreurs commises dans le cadre du plan Jaxaay ne se reproduisent.

Jean NZALE

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Promotion des droits fondamentaux des enfants: Les Initiateurs de Guediawaye se mobilisent

Du 23 au 25 juin prochains se tiendra à Guediawaye  un séminaire de formation sur les thèmes : " comment concilier le droit et les normes sociales ?"  et " face à la crise des valeurs, quels recours aux mémoires des peuples d'Afrique". 

Cette importante rencontre de trois jours sera organisée par Les Initiateurs de Guediawaye ( L.I.G)  en vue de sensibiliser l'opinion publique sur l'urgence de promouvoir davantage les droits fondamentaux des enfants.

Des sociologues, éducateurs, juristes et philosophes sont annoncés au rang des conférenciers. Les débats seront axés sur le devenir des enfants en se fondant sur  la culture, les traditions, l'histoire des peuples du Sénégal et d'Afrique.

Selon Mohamed Diagne, le coordonnateur de l'association L.I.G,  leur ambition , " est de contribuer à la formation d'une jeunesse solide, éduquée à l'excellence et chargée d'espoir". C'est a poursuivi M. Diagne, " dans la mise en œuvre de cette mission et de ses objectifs que ce séminaire de trois jours sera organisé".

Ledit séminaire traitera également : de l'Etat civil, de la convention relative aux droits de l'enfant et des concepts d'axes constitutifs des droits fondamentaux de l'enfant . Il faut noter que cette initiative a bénéficié du soutien de la Cellule d'Appui à la protection pour l'Enfance  (CAPE), la mairie de Guediawaye entre autres partenaires. 

Jean Nzalé

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Elections locales 2014: L'Imam de Socabeg invite les populations au calme

Une mosquée de DakarL'Imam de la mosquée de Socabeg Mousdalifa sise à Rufisque, derrière les HLM, a sensibilisé les fidèles contre les violences électorales ce vendredi lors de son sermon.

Le guide religieux, appuyé sur les enseignements du Coran et la "Sunna" du prophète Mouhamad (PSL) a lancé un appel aux populations pour voter dans le calme et de vivre avec sérénité et retenue la campagne électorale qui va démarrer ce week end dans notre pays.

"Tâchez de ne pas oublier que vous habitez ensemble, que vous êtes des frères et des soeurs, que vous êtes tous des citoyens du Sénégal. Et qu'après les élections vous continuerez d'habiter ensemble", a-t-il lancé aux fidèles à l'occasion de son sermon du vendredi.

"N'acceptez pas d'être divisé par la politique ou quoi ce soit. Restez unis. Dépassionnez le débat politique. Et tâchez surtout de voter pour ceux qui sont réputés capables de bien servir le pays", a déclaré l'imam. Avant de poursuivre: "Ne votez pas sur la base de l'amitié, de la proximité ou autre chose. Votez pour ceux qui ont des capacités avérés à bien diriger les choses de la cité".

Il faut signaler que la campagne électorale pour les élections locales démarre ce week end sur tout l'étendu du territoire. Environs 2700 listes sont en lisse pour ces joutes électorales.

13/06/2014

Les épidémies ont aussi une histoire : le choléra au Sénégal au 19ème siècle

 

 La fièvre hémorragique ébola en frappant aux portes de nos frontières réveillent de vieilles peurs antiques. La fermeture de la frontière avec la Guinée par le Sénégal, la mise à sac de la maison du maire accusé d'avoir abrité des malades suspects de fièvre ébola au Mali sont autant de révélateurs sociaux qui expriment des processus sociaux latents qui vont au-delà du seul fait médical.

 La fièvre ébola occupe autant les discussions du corps médical impuissant que les populations désemparées dans les chaumières. Les titres enflammés de la presse sont des indicateurs de l'état d'esprit général.

 Aussi surprenant que cela puisse paraître, les épidémies ont été dans l'histoire des hommes, des facteurs de changement sociaux importants et parfois elles sont à l'origine de la modernisation des structures sociales. Les crises sanitaires constituent un formidable laboratoire d'observation pour l'historien.

 

En effet, mesurer la confrontation des hommes avec la maladie, c’est d’abord tenter de restituer le parcours et les formes de la pathologie, son interprétation médicale et l’évolution de ses représentations mentales. C’est aussi reconnaître les variations d’attitude envers les malades en fonction d’un environnement démographique, intellectuel mais aussi économique, politique ou religieux en perpétuelle mouvance.

Aussi le regard que l’homme porte sur la santé, la maladie et la mort, est-il riche d’enseignements sur l’état de la société dans laquelle il vit. La maladie, expérience individuelle par excellence, devient inévitablement le terrain d’exercice, voire d’affrontements, de valeurs morales ou religieuses, de mythes populaires, de théories scientifiques. Cela est d’autant plus vrai que la maladie est avant tout une construction sociale avant d’être une réalité biologique.

Les épidémies ont été le troisième protagoniste dans le sort des luttes coloniales. Dans un article sur l’épidémie de fièvre jaune de 1881 à Saint-Louis qui avait presque décimé entièrement l’armée, Claude PULVENIS fait remarquer que Lat-Joor, en lutte contre la présence coloniale, aurait pu mettre fin à la colonisation en prenant Saint-Louis où il ne restait que 50 Européens survivants .

Une pareille similitude est observée avec la conquête de Madagascar où le fait médical est prédominant. L’expédition militaire lancée par les Français dans la Grande Île s’est soldée par vingt-quatre soldats tués par les armes et quatre mille par le paludisme. Au Sénégal, la mise en application des mesures de lutte contre les épidémies, particulièrement, celles contre la fièvre jaune et le choléra, ont laissé des traces dans le paysage urbain des villes coloniales, autant dans l’architecture que dans la topographie. La présence d’espèces végétales particulières, jugées fébrifuges (les caïcédrats) qui délimitent les centres urbains des villes coloniales sont autant de marqueurs archéologiques.

Si en Côte d’Ivoire, la fièvre jaune préside à l’abandon de la capitale Bassam pour Bingerville jugée plus salubre, au Sénégal, elle s’est manifestée par la ségrégation résidentielle des indigènes dans presque toutes les villes coloniales. La fièvre jaune préside à la création du quartier Randoulène de Thiès, la peste de 1914 à celle de la Médina comme village de ségrégation à Dakar.

I – Les épidémies de choléra au XIX et leur impact sur la société coloniale

Du 25 novembre 1868 au 31 décembre de la même année, la ville de Saint-Louis est assiégée par le choléra. Venu du Maroc, la maladie débarque à l'improviste en empruntant le chemin inverse de la fièvre jaune qui est de direction Sud-Nord. Constaté dès le 26 novembre par les journaux de la ville, ce n'est qu'à la date du 28 novembre du même mois que le corps médical signale un premier cas de "choléra caractérise" .

En réalité, c'est à cette date que l'on signale la première victime européenne. Aussi, la commission sanitaire, réunie dès le 27 novembre, prend des mesures d'urgence en vue d'arrêter la progression de la maladie. Contaminée par Saint-Louis à la faveur des communications fluviales fréquentes, le poste et l'escale de Dagana avaient à la fin du mois de décembre 1868, perdu le 1/10 ème de leur population. Cette hécatombe humaine s'expliquerait, comme pour tout le reste de la vallée, par l'absence de l'organisation de secours en direction des populations.

Continuant son évolution le long de la vallée, Podor est à son tour envahi dans un premier temps par l'épidémie du 14 au 10 décembre 1868. Après un séjour d'environ 15 jours, on notait d'après les renseignements recueillis auprès des notables de cette localité, que le nombre des victimes dans les villages de Podor, Souima, Thioffi aurait été de 180, c'est-à-dire près de 25% de la population !

La terreur née du désastre humain causé par la mortalité cholérique eut pour conséquences une exaltation du sentiment religieux. Celle-ci se manifeste de plusieurs manières : bruits de miracles, conversion massive à l'Islam des populations qui, gagnées par la peur, adhérent au mouvement messianique, le mouvement Madyanké.

Ce dernier à la faveur des troubles causés par l'épidémie, interpréta celle-ci comme une punition divine à l'encontre des populations qui se seraient détournées des préceptes de l'Islam, mais surtout pour s'être soumis à une puissance "infidèle". Les effets combinés de la guerre "sainte" lancée par ce mouvement, les désertions massives de populations sous l'effet de la panique et les vides causées par l'hécatombe humaine, ont entraîné une crise économique, conséquence logique de la perturbation des travaux agricoles et des transactions commerciales. Cette crise s'est traduite par un déficit céréalier, la chutes des entrées fiscales etc.

A - La crise économique et le déficit de la production agricole, 1868

La conséquence immédiate de l'épidémie sur l'activité économique fut la baisse de la production consécutivement à celle-ci, les importations ont également accusé une variation négative. Les statistiques économiques traduisent l'impact du choléra sur l'économie. Pour l'année 1868, la valeur des denrées et autres marchandises exportées pour métropole étaient estimées à 6006975 F, contre 7125520 F en 1867.

Soit une moins-value de 1118547 F due à une baisse assez notable sur la récolte de la gomme du bas fleuve, qui a eu pour cause les ''conditions particulières de l'atmosphère" et au déficit dans l'exportation des peaux de boeufs dont l'explication résiderait dans le soin particulier que mettent les indigènes pour reconstituer leurs troupeaux presque entièrement détruit pendant la dernière épidémie .

Cette tendance se précisait en 1869, à travers les statistiques suivantes. Pour ce qui est des exportation, celle de 1869 présentaient par rapport à 1868, une baisse de 688.935 F dont 243.533,29 F, sont constitués la baisse de transactions en direction des Etats-Unis d'Amérique. Cette diminution, serait en partie liée selon l'administration, à "l'introduction de la culture de l'arachide dans le nouveau Monde".

Ces différentes explications de la baisse du niveau économique nous semblent fantaisistes. Cette volonté d'occulter le choléra comme phénomène de régression économique s'expliquerait par le désir de justifier la volonté de colonisation qui, malgré son assise, avait encore des détracteurs. Il fallait également que l'image des colonies comme espace insalubre ne transparaisse pas dans les bulletins d'information destinés au public métropolitain. Ainsi des faits niés dans ces bulletins d'informations sont clairement exposés dans les dossiers administratifs à usage interne.

En réalité, l'épidémie a été la cause principale de la baisse du niveau économique. Les mesures quarantenaires imposées aux ports des pays étrangers atteints de maladies contagieuses ont considérablement réduit les possibilités de transaction. Le mouvement de navigation dans le port de Saint-Louis enregistre une baisse de 55 navires entre 1968 et 1969. Ce ralentissement des transaction explique la baisse de 431, 25 tonnes par rapport à 1868. Par ailleurs, la crainte qu'inspirait l'épidémie de choléra a fait que les commerçants alimentaient qu'avec une grande réserve les succursales de la côte Sud de Gorée.

L'une des conséquences du choléra sur l'agriculture a été la réduction des terres mises en culture avec les vides au sein de la population : cette brêche démographique causée par la grande mortalité et aux mouvements de désertion des paysans. Une crise de subsistance, marquée par la raréfaction du mil sur le marché, s'en est suivie. Dans le cercle de Podor, où les ravages exercés par le choléra et la panique qui s'en est suivie, ont gravement compromis la récolte du mil, les terrains recouverts par la crue n'ont pu être tous mis en culture en temps opportun, malgré le fait qu'on était en pleine période d'activités champêtres. L'administrateur de cette circonscription administrative, évaluant la situation après l'épidémie, disait que les pertes occasionnées par l'épidémie pouvaient être estimées aux deux tiers au moins de la récolte.

Celle-ci a été en grande partie abandonné sur place et n'a été rentré que lorsque les populations ont commencé à se rassurer . Le manque général de culture de gros mil, il est à craindre que dans quelques mois la famine ne se fasse sentir dans certaines localités. Les craintes de ce dernier se sont révélées par la suite fondées. A la suite de la disette de 1866-67, consécutive à l'épidémie de fièvre jaune, la famine s'est installée dans la vallée du fleuve en 1868-1869 .

Les exportations de mil en direction de Bathurst, où sévit une très grave famine consécutive aux ravages du choléra, ne rendent pas compte de la réalité du marché, car le produit exporté proviendrait des stocks des années précédentes conservés par les traitants saint-louisiens.

B- La guerre de la gomme

La gomme, principale produit dans les transactions commerciales de la vallée du fleuve Sénégal a également subi les conséquences du choléra. Les transactions de ce résineux ont subi une baisse de 400000 kg en 1868 . Cette baisse s'expliquerait d'abord par le fait que, les maures, principaux producteurs tenus dès le début de l'épidémie, ont subi l'embargo des traitants de Dagana. L'administrateur de cette localité remarquait que le commerce est stationnaire et que les maures n'apportaient que peu de gomme, pour se procurer des produits de première nécessité.

Profitant de cette situation de crise, les négociants de Saint-Louis essaient d'imposer, par un compromis, leur prix aux maures. L'initiative a entraîné une guerre commerciale qui s'est manifestée aussi par des heurts entre traitants installés dans les points de traite. Cette guerre aboutit à une interruption des activités commerciales de ce produit au mois de juin 1869. Une série de compromis entre agents économiques parvient à résoudre la crise. En témoigne celui qui a été passé à Saint-Louis en avril 1869, entre les négociants au sujet du prix d'achat de la gomme à Dagana et à Podor.

Déjà, au mois de mars de la même année, les traitants de Podor, sur ordre des négociants de Saint-Louis, avaient cherché a établir un compromis par lequel le prix d'échange de ce produit de rente devait être fixé à 20 kilogrammes la pièce de Guinée. La concurrence jouant, plusieurs traitants n'ayant pas voulu souscrire à cet arrangement et sollicitant en vain l'intervention de l'administrateur de Podor, se virent appliqués par les négociants de Saint-Louis, qui avaient le monopole du commerce du fleuve, des mesures strictes comme la confiscation des marchandises.

Se conformant aux termes du compromis, ils procédèrent même à la vente des marchandises confisquées à la fin de la saison et se partagèrent le produit de la vente s'ils en sont les principaux fournisseurs des contrevenants sanctionnés. Par ailleurs, pour faire pièce aux exigences des Maures qui, le plus souvent, réclamaient ou imposaient des cadeaux pour faciliter les transactions au profit du plus offrant.

Il fut interdit de satisfaire désormais à ce type de demande et de n’organiser la transaction autre qu'avec la pièce de Guinée. L'usage de l'or ou de l'argent fut également interdit. Cette guerre commerciale n'a pas été bien approuvée par le commandant de Podor remarquant que le compromis est illusoire, car il est difficile d'empêcher de faire sous main des cadeaux aux Maures et il déclarait ensuite que : presque tous les traitants envoient leurs sous-traitants acheter la gomme dans le marigot et cela est connu des Maures qui préfèrent nécessairement vendre leur gomme là où le compromis n'est pas en vigueur.

Cette situation était difficilement gérable, d'autant plus que les contrevenants fréquentaient des points de vente non autorisés. Cette crise générale n'a pas manqué d'affecter les rentrées fiscales. Elle traduit d’une certaine mesure, l’intégration des populations dans le nouveau système économique mis en place par l’Administration coloniale.

C – La crise financière : ajournement des rentrées de recettes fiscales

Dans cette situation de crise, la perception de l’impôt est à l'origine de quelques troubles dans le Dimar où les populations ont montré une vive résistance, ce qui obligea l'administrateur de Dagana à procéder à son ajournement. Par mesure de prudence, il déclare attendre que les craintes inspirées par le choléra soient dissipées, pour procéder d'abord au recensement de la population, ensuite au recouvrement.

Faisant après l’épidémie une estimation de la population de la partie orientale du cercle de Dagana, déclara que le Dimar était "bien plus peuplé que ne l'ont déclaré les chefs auxquels avait été confié jusqu'à ce jour le soin du recensement" et qu'il en a acquis la preuve puisque, malgré le choléra et les immigrations, il n'est pas un village ou camp dont les habitants ne doivent payer un chiffre d'impôt égal, supérieur et même, comme Langobé, double de celui de l'année dernière.

Cette déclaration pose un certain nombre de problèmes par rapport à l'intérêt qu'accordait l'administration coloniale à la surveillance et au dénombrement des victimes des épidémies. Les considérations de statistiques médicales, sont clairement occultées et le décompte est conçu comme instrument de fiscalité. Toutefois, la sévérité de la situation l'obligeait à ne pas imposer la dictature dans la perception de l'impôt.

L'administrateur du cercle de Podor est allé jusqu'à remarquer l'impossibilité de procéder au recouvrement de l'impôt à la suite des ravages causés par l'épidémie. A Bakel, l'administrateur signifiait à son supérieur hiérarchique ce qui suit : En raison des recommandations contenues dans votre lettre du 24 avril relative au recouvrement de l'impôt pour 1868, la désolation dans laquelle se trouvent encore les habitants par suite des ravages du choléra, je suspends provisoirement la mesure que vous me prescrivez de faire rentrer immédiatement l'impôt de 1868, d'autant plus qu'elle n'est pas exécutable pour le moment. Une grande partie de la population ayant succombé aux atteintes du choléra .

Il reconnaissait, quelques temps après, avoir procédé au recouvrement de la cote personnelle (qui s'élevait à trois (3) âcres par tête) due par les traitants et leurs employés. Face à l'exaspération des populations aux injonctions répétées, il soulignait de nouveau au gouverneur les difficultés de procéder à la levée de l'impôt chez ces derniers en ces termes : J'attends vos ordres pour savoir ce qu'il y a lieu de faire à l'égard des perceptions à opérer pour les villages de Bakel et de Layna.

Quant aux villages du Guoy annexés, il ne faut pas y songer à moins d'employer la force. Les chefs de villages ne répondent même pas à mes lettres soit qu'elles soient relatives à l'impôt, soit qu'elles traitent d'autres questions de services . Aussi, face au mutisme des chefs africains chargés de la collecte de l'impôt, l'administration dut finalement se résoudre à constater la situation. L'administrateur du cercle de Podor, après avoir constaté le déficit des rentrées fiscales dans certaines localités de sa circonscription, avoue avoir essayé en vain, d'en avoir l'explication de la part des chefs des villages concernés.

Ainsi, crut-il devoir présumer le choléra et l'émigration comme causes de ce déficit. A Matam, les populations les plus démunies ont préféré demander un délai supplémentaire pour s'acquitter de l'impôt . Ces différentes manifestations de la crise économique, sont venues s'ajouter au "malaise" social latent. Tout cela n'a pas manqué de se traduire en une crise sociologique ouverte, visible à travers diverses attitudes.

II - Les conséquences politiques

A - Le choléra et la propagande politico-religieuse

Face à la résurgence de l'émigration vers Nyoro du Sahel et en dépit des stratégies adoptées pour arrêter ce mouvement de dépopulation, la situation empirait et devenait d'autant plus préoccupante qu'aucun chef du Tooro et du Dimaat, excepté Samba Oumhané, n'avait la volonté politique de s'y opposer. Au Walo, l'administrateur de Dagana, faisant part de ses inquiétudes au gouverneur, proposait la suppression des prières en public qui, selon lui favoriseraient grandement la propagande religieuse responsable du mouvement migratoire.

Ce rapprochement entre l'émigration et la religion était d'autant plus justifié, qu'il était en partie organisé sous l'instigation de certains marabouts. A la faveur des troubles occasionnés par l'épidémie, des marabouts et émissaires de Nyoro du Sahel, parcouraient la vallée du fleuve et appelaient les populations à émigrer vers cette destination. Rapportant l'activité de ces agents, l'administrateur de Dagana affirmait ce qui suit : Amadou Khan m'apprend qu'un nommé Amadou Baro, frère du chef de Dialmath, décoré pendant le choléra, est arrivé à Langhobé depuis 3 à 4 jours venant de Nyoro et porteur d'un lettre d'Allagui appelant dans l'Est les populations du Tooro . Face à cette situation, l'administration décida d'utiliser la force pour punir les instigateurs.

Le gouverneur Pinet Laprade demanda alors à l'administrateur de Dagana de : faire fusiller par les soins de Latyr Boye, un marabout qui parcourait les villages de ce dernier et incitait les populations à se retirer sur la rive gauche du fleuve. L'incitation des populations à se retirer sur la rive gauche ou à se rendre à Nyoro du Sahel était savamment organisée par les héritiers de Umar Futiyu Taal.

En effet, le bruit courait dans la région que ce dernier été réapparu dans le Macina et ordonnait aux musulmans de la vallée de quitter la rive gauche ou de se rendre à Nyoro pour laisser le chemin libre entre lui et Saint-Louis, parce que le nombre d'hommes qu'il doit conduire est tellement considérable, qu'ils auraient trop à souffrir. Cette rumeur, véhiculée par des lettres que ce dernier était supposé avoir écrites, alimentait la peur au sein des populations et augmentait les départs vers Nyoro. Face à la gravité de la situation, Samba Oumané, chef de Guédé, réunit en avril 1869, à Podor, tous les chefs du Tooro en vue de s'opposer à l'émigration des gens de sa province.

Mais cette réunion fut sans effet sur l'évolution de la situation, car sur le chemin de Nyoro du Sahel, le commandant de Bakel, observant le flux migratoire, déclarait dans son télégramme du 29 avril 1869, que : les habitants du Tooro continuent leur migration dans l'est depuis le commencement du mois, deux caravanes assez fortes sont passées de Bakel se dirigeant vers Nyoro. La première a traversé le fleuve entre Bakel et Cirabo le 3, elle se composait de 200 personnes femmes et enfants compris : elle marchait sous les ordres de Alpha Boubacar venant lui-même de Ndiaen.

La seconde caravane était beaucoup plus nombreuse que la première ; elle se composait de 475 hommes armés (fantassins et cavaliers), de 80 femmes et 50 enfants. Comme la première caravane, elle se dirigeait sur Nyoro et marchant sous les ordres de deux indigènes, nommés Elimane Manguey et Alpha Amadou . S'il nous est difficile d'évaluer le nombre des émigrants, nous pouvons par contre tirer de la recrudescence du mouvement migratoire en direction de Nyoro du Sahel un certain mal-vivre assimilable à une crise du sentiment religieux.

Il découle du désir de renouer avec l'islam des origines que seul Nyoro du Sahel semblait encore représenter à l'époque. Car, comparée aux Etats de la vallée du fleuve, cette localité constituait l'un des derniers bastions où les ambitions de l'Islam militant étaient encore affichées . Par ailleurs, ce mouvement répondait à une manière d'expier les fautes commises afin de conjurer le mal et d'éviter ainsi le choléra, expression de la colère divine. C'est ce qui explique la conversion massive à l'islam des candidats à l'émigration et la défection de certains chefs indigènes liés à l'administration coloniale.

La situation dans le Tooro où plusieurs chefs dont Ardo Mangay, abandonnent les charges administratives que leur avait confiées le pouvoir de Saint-Louis répond à cette logique. Toutefois, l'émigration n'avait pas que des motifs religieux pour cause. Les raisons politiques et économiques ont également déterminé le départ des populations.

B- L'émigration, une forme de contestation politique

Les turbulences causées par l'épidémie étaient mêlées aux problèmes politiques de l'époque. Aussi, face à l'arbitraire de l'administration et à celle des chefs autochtones installés par celle-ci, les populations ont-elles utilisé l'émigration comme moyen de résistance politique. Dans le Waalo, le retour de Sidya Lewon Joob d'Algérie a servi de prétexte à la population excédée par la tyrannie des chefs autochtones pour émigrer ou menacer de le faire vers Nyoro du Sahel ou vers la rive droite du fleuve.

L'Administrateur de Dagana, rendant compte de cette situation affirmait que : tout Canton de Mbilor est exaspéré par son chef Samba Dieng qu'ils disent tyran et despote. Ils menacent d'émigrer et de quitter le pays et d'aller s'installer ailleurs. Ils clament leur préférence pour Sidia qu'ils veulent pour Brak tout en sachant que le seul Brak est le Gouverneur qui a conquit le Oualo en plein jour Il précise plus loin que ces derniers disent qu'ils auraient ’’accepté le commandement du dernier des Toucouleurs si ce dernier était juste et respectueux des gens qu'il administre’’.

Cette crise s'est traduite par le déplacement de villages entiers sur la rive droite, ce qu'atteste le télégramme du chef de poste de Richard-Toll du 6 août 1869. Les villages riverains du fleuve entre Mbagam et Guiaouar, refusant obéissance a leurs chefs, sont tous passés du côté des Maures Dans le cercle de Podor, on notait le même sentiment de défiance à l'endroit des chefs autochtones. Ainsi, les Odabés (segment lignager peul), protestant contre l'arrogance et les exactions de leurs chefs, ont préféré émigrer vers Nioro après la récolte du gros mil.

Les Peuls de Botol Hamzka et de Thillé Boubacar se disposaient à en faire de même, si on n'autorisait pas des représailles à l'encontre des Maures ou si on ne les protégeait pas assez contre les pillages de ces derniers. C - La résurgence des mouvements messianiques en 1868 A la suite des ravages causés par l'épidémie, la crise morale s'est traduite par une exaltation religieuse cristallisée autour du mouvement madyanké. Amadou Madiou ou Amadou Sékou profita de ces circonstances pour tirer son mouvement de la léthargie dans laquelle il s'était installé depuis la mort du fondateur, son père.

Il interpréta la maladie comme la manifestation de la colère divine provoquée par la persistance du ''paganisme'' par une mauvaise pratique des enseignements coraniques et de la soumission à l'autorité des infidèles. Il saisit donc habilement le désarroi moral des populations pour leur annoncer que, l'adhésion à sa secte était le seul moyen d'échapper à la maladie. Il promettait le chemin du paradis à ceux qui le suivraient dans la guerre sainte qu'il était chargé de mener contre l'administration coloniale symbole de l'impiété.

La réaction de celle-ci ne se fit pas attendre. Une longue guerre opposa les Madyanké à l'administration et à ses alliés. Prêchant ainsi la purification par la guerre sainte contre les infidèles et leurs alliés indigènes, le mouvement madyanké connut des progrès très rapides de décembre 1868 à mars 1869. Des foules venaient du Cajoor, du Waalo et du Jolof grossir les rangs des Madyanké. Les Peuls sowonabé Botol et beaucoup de Wodaabe de Dekollé se convertirent à l'islam et rejoignirent le mouvement.

Les sermons du marabout qui avaient lieu tous les vendredis après la prière étaient l'occasion de remobiliser les troupes. Ce vaste mouvement d'adhésion préoccupa l'administration coloniale. Elle dépêcha des espions pour suivre les animateurs du mouvement et cerner les ambitions réelles du leader. Dans le cercle de Dagana, l'administrateur décrivait la situation en ces termes : il est répandu dans le pays un bon nombre de gens qui disent les prières d'Alagui et de Madiou en commun et prennent le nom de Tiyanes (sic).

Le Cayor, le Walo et le Dimar en sont inondés depuis le choléra. D'après les renseignements qui m'ont été fournis par Amadou KHAN et Justin KAYAR, il y aurait lieu de se préoccuper de ces gens dont beaucoup cherchent des armes . Dans le cercle de Podor également, les populations étaient acquises au discours du marabout. Cherchant à comprendre les motifs du succès du marabout dans sa circonscription administrative, l'administrateur disait ceci : Partout où il passe, il prêche la guerre sainte et fanatise les populations.

On peut dire que la majeure partie du pays, depuis le poste d'Aéré jusqu'à celui de Dagana est avec lui. IL connaît parfaitement le caractère des Toucouleurs et s'y prend très adroitement pour les attirer à lui. Le mouvement religieux qui se produit ici depuis 9 mois est loin d'être une exaltation passagère, il s'étend de jour en jour : c'est d'ailleurs dans ce fait que le marabout puise le prestige dont il s'entoure.

En réalité, les progrès rapides du mouvement madyanké sont à mettre au compte de la peur face à la marche inexorable du choléra plutôt qu'à la conviction de ses membres . Toutefois, nous nous interrogeons sur les raisons de la circonscription de ce phénomène dans les cercles de Podor et de Dagana alors que ceux de Matam et Bakel où le choléra a agi avec la même intensité semblent peu touchés par ce phénomène. L'état de la documentation ne nous permet pas de répondre à la question. Cependant, nous pouvons remarquer que tous les mouvements d’essence religieuse qui ont eu lieu dans la vallée ont eu lieu dans les deux premières régions citées.

Ainsi, la guerre lancée contre l'administration coloniale et ses alliés eut comme champ de bataille, les deux premiers cercles et le Cajoor et le Jolof où le marabout a des liens de parenté. D- La guerre sainte des madyanke A la suite de la propagande développée par le madiou ou mahdi, le pays était selon l'expression de l'administrateur de Dagana embrasé par un fanatisme absorbé mais ardent. Ainsi, pour faire face à la progression de la doctrine mahdiste, l'administration coloniale proposa la suppression des réunions et des prières en public, qui favoriseraient puissamment la propagande religieuse.

Le Gouverneur Pinet Laprade déclarait : j'autorise à ce que l'on fasse tout le mal possible aux parents et partisans d'Amadou Sékou partout où ils seront . Le conflit armé était devenu alors inévitable. Les Madyanké avaient un allié de taille : l'inondation. En août 1869, le niveau de la crue est de 4m 67 à Podor, donc il était "difficile pour une colonne d'opérer par terre à cause de l'inondation. Profitant de la situation, le marabout répand le bruit que les armes des Blancs étaient devenues inoffensives et que la preuve de sa prophétie en était que ces derniers ne se hasarderaient jamais à l'attaquer sur terre et à la sévère défaite qu'il avait infligée à ces derniers à Mekhé.

En octobre 1869, les madyanké sont incontestablement maîtres de la région. Le marabout brûle le village de Ndioum, se proclame chef de l'ancien Tooro et s'installe en face de Guédé, dont il organise le siège en réquisitionnant toutes les pirogues. Le village de Guédé et les deux Fanaye étaient les seules localités ouvertement alliées à l'administration pour lutter contre les madyanké. Le commandant de Podor constatait déjà en août 1869, que "les habitants massacrent sans trêve ni merci tous nos partisans et ceux de Lamtoro ". Et il y ajoutait : qu'il n'y avait d'autres moyens de conserver cette province qui est le boulevard de nos possessions sur le bas fleuve que d'en imposer à ses habitants une vengeance prompte et implacable . Pour mener cette guerre, l'administration se livra à des calculs politiques. Il lui fallait un allié fort pour arriver à bout des madyanké.

Aussi organise-t-elle le coup d'Etat de Guédé. Le Lamtoro Mouley, alors au pouvoir, était en dépit de son dévouement à l'administration, d'un caractère faible. Voici d'ailleurs ce que disait de lui le commandant de Podor : Lamtoro Mouley n'a aucune influence dans le Tooro .C’est un homme craintif. Il contribue lui-même à discréditer son autorité en ne tenant aucun compte du voeu des habitants pour le choix de leurs chefs en se faisant payer par ces derniers leur nomination . Ainsi, dès le 28 octobre 1869, le Lamtoro Mouley est destitué et remplacé par le Lamtoro Samba Oumané.

La nomination de celui qui fut l'ennemi juré de l'administration coloniale s'expliquait par un calcul stratégique bien pensé. En effet, selon l'administrateur de Podor instigateur de cette destitution, Samba Oumané est comme caractère et comme influence, l'homme qu'il nous faut à la tête de Tooro pour maintenir la tranquillité et l'unité de commandement dans cette province. Bien qu'ayant été l'un de nos ennemis pendant la guerre du Fouta, nous pouvons compter sur son dévouement à notre cause que, tant par suite de ses intérêts que par sa parenté avec plusieurs chefs qui nous sont dévoués.

Mais, je crois qu'il aurait besoin que nous le soutenions par une démonstration faite par 1 ou 2 vapeurs de l'Etat, ce qui lui donnerait le prestige nécessaire pour punir les chefs de villages qui se sont prononcés pour Amadou Sékou et pour faire reconnaître son autorité par tout le pays. Car notre domination est méconnue par la plupart des chefs et notables du Tooro . L'administration essayait donc de jouer sur le réseau de relations des gens qui exerçaient un pouvoir réel sur les populations. Ainsi, dès sa nomination, le Lamtoro Samba Oumané, aidé par l'administration, dirige la répression du mouvement madyanké et organise la lutte contre l'émigration.

Mais ce fut le marabout qui prit l'initiative de la guerre. En novembre 1869, il somma le Lamtoro Samba Oumané de se convertir à l'Islam et de venir se joindre à lui dans la lutte contre le colonisateur. Ce dernier rétorqua qu'il ferait mettre à mort tout homme qui viendrait de nouveau lui porter semblable proposition . Cette réponse révèle une certaine pratique du droit de la guerre qui confère l'impunité aux émissaires. Les hommes du marabout qui avaient organisé le siège de Guédé, investirent la capitale du Lamtoro le 7 novembre 1869.

L'administrateur de Podor qui avait fourni 2000 cartouches au Lamtoro, rapporte la bataille en ces termes : les hommes de Amadou Sékou sont arrivés devant Guédé en entonnant des versets de Coran et se sont fait tuer comme des fanatiques, la perte du marabout est grande, car c'est dans la première division qu'il avait placé les hommes les plus dévoués. Il avait été ramassé sur le champ de bataille plus 80 fusils, et on évaluait à 120, le nombre des cadavres étendus près du palissadement .

La victoire du Lamtoro, facilitée par le soutien français mais aussi par la géographie du terrain (Guédé était entouré aux 3/4 par la crue, n'était accessible que par le fleuve), fut un coup sévère aux madyanké. Mais en fin stratège, le marabout interpréta la défaite comme une épreuve que Dieu faisait subir aux madyanké pour éprouver leur foi. Après la défaite, il pansa ses plaies et tenta de reconstituer son armée dans le but de réinvestir Guédé. Samba Oumané lui aussi de son côté voulut en découdre définitivement avec les madyanké et prépara une expédition sur Tarédji où le marabout s'était réfugié avec ses troupes.

Au moment où les deux protagonistes se préparaient à une guerre totale, la situation politique dans le Fouta décida de l'issue. Le Fuuta débarrassé par les soins de Abdul Bubakaar du défi que représentait Ceerno Brahim de Maqama menace d'envahir le Tooro et de le replacer sous sa domination. On réunit 3000 soldats à cet effet. Cette menace dirigée par Abdou Bubacar et l'Almamy Saada récemment réélu, profitait à quelques chefs du Tooro qui étaient opposés au projet de Samba Oumané de marcher sur Tarédji. Certains le forcèrent à renoncer à cette attaque. Ils lui demandèrent de se soucier d'un ennemi encore plus redoutable : le Fouta.

Dans cette situation de bruits de bottes aux portes du Tooro, le marabout démobilisa subitement son armée et décréta unilatéralement la trêve. Cette trêve découle d'un calcul stratégique du maître de madyanké. Se sachant désormais vulnérable avec la possibilité pour les troupes coloniales d'opérer par terre à la suite de la décrue, le marabout essayait ainsi d'éviter la confrontation directe qui ruinerait les assises de son succès auprès des populations. Analysant la situation, l'administrateur de Podor affirmait qu'Amadou Sékou sait donc qu'il n'a rien de sérieux à craindre que notre côté et que le moment est venu où nos troupes pourraient arriver jusqu'à lui. Il sait que se ne sont pas ses jongleries, ni son influence religieuse qui ont soulevé le pays en sa faveur.

Il n'a réussi encore à lui persuader qu'une chose, c'est ce que nous n'irons jamais l'attaquer par terre : en cela les circonstances l'ayant servi, il veut qu'elles le servent encore. Il n'ignore nullement que c'est la haine pour notre administration et non pas à son mérite personnel ou à la mission religieuse dont il se pare qu'il doit le prestige inespéré dont il est entouré depuis quelques six mois. Ce prestige, il ne veut pas le perdre, c'est sa force : pour cela, il faut qu'il calme la crainte réelle que nous inspirons à ses partisans, en justifiant à leur yeux les prédictions. En outre, il était urgent qu'il les satisfit en ne les imposant un sacrifice inutile à tous les autres fanatiques de bonne foi, l'abandon même momentané de leur plus précieuse culture, le gros mil.

Il sent enfin que son monde se lasse d'une situation inutile et dangereuse, qu'il lui faut donner un peu de repos et de tranquillité pour les retrouver plus tard mieux animés par la haine qu'il exploite. Il a semblé faire une concession là où il allait avoir la main forcée et de plus il espère par cette tranquillité, écarter le danger d'une expédition qui pourrait détruire l'effet de ses mensonges . La principale conséquence que l'on tire de la popularité du marabout pendant cette crise réside certes dans la peur de la mort, mais également dans le malaise profond que vivait la société toute entière.

Ce malaise a pour origine, le démantèlement par la colonisation de l'ancien ordre social et la perte de repères culturels des populations. Cette situation que vivaient déjà si difficilement les vaincus, s'exprimait de temps en temps à travers des mouvements de ce genre. Les populations se lient alors à tout mouvement ou leader représentant la volonté de démantèlement de l'ordre colonial. Les collaborateurs du système colonial furent ainsi désavoués par la population. Ainsi, des chefs populaires et influents dans le Tooro lorsqu'ils étaient hostiles au pouvoir colonial ou lorsqu'ils étaient de simples notables virent leur popularité décroître subitement en raison même de leur dévouement à l'administration coloniale.

C'est le cas de Samba Oumané de Guédé. Conclusion Le choléra dans la vallée du Sénégal s'est présenté comme un coup de projecteur sur la scène sociale et politique en faisant resurgir à la surface des problèmes socio-politiques latents. Face à l'épreuve du choléra, la réalité subjective de la conscience collective s'est exprimés avec vigueur à travers des désertions massives et l'exaltation du sentiment religieux qui s'est manifestée à travers le mouvement messianiques dans le Fouta Occidental, le mouvement Madyanké et un mouvement plus général d'émigration vers Nyoro.

A ce titre, les "années du choléra" peuvent être considérées comme celles de la" grande peur" dans une vallée troublée par des crises multiformes. Cette peur s'est exprimée à travers de désertions massives des localités visitées par ce mal inconnu et la résurgence de mouvements messianiques et de bruits de miracles incarnés par le mouvement Madyanké dans le Fouta occidental.

En effet, face à la crise née du choléra, ce mouvement maraboutique récupère habilement la situation pour se tirer de la torpeur dans laquelle il s'était installé depuis la mort de son fondateur. Le mouvement trouve donc un terreau favorable à son développement ceci, d'autant plus que la société toute entière vivait un malaise profond. En effet, le nouvel ordre colonial en sapant les bases des pouvoirs traditionnels sur place, fit naître dans la vallée un sentiment de trahison de la ligne de conduite tracée par les pères de la révolution Torodo qui était essentiellement fondées sur l'Islam. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre l'action de Umaar Futiyu Taal, Ceerno Brahim, Abdul Bubakaar Kan et de Amadou Sexu plus connu sous le nom de Amadou Madiou ou le messie.

Tous ceux-ci ont eu l'ambition de restaurer l'ancien ordre politique en combattant Saint-Louis et ses collaborateurs. la détermination de la volonté coloniale de contrôler la région d'autant plus que l'axe fluvial constituait un élément stratégique dans la politique de conquête envisagée par le Général Faidherbe. Par ailleurs, ce fut également à la faveur de cet axe de communication que le choléra, venu du Maroc par le biais des caravanes du commerce transsaharien, se diffusera dans la vallée à partir de Saint-Louis. Le mouvement incessant des chalands et caboteurs du commerce et des flottilles de guerre a porté le choléra dans l'intérieur de la vallée, désorganisant ainsi, l'économie et les structures sociales de cette région.

Considéré alors comme une punition venue du ciel, le choléra fera naître des mouvements de conversion massifs à l'Islam et des mouvements migratoires vers Nyoro, localité jugée alors comme l'un des derniers bastions où les ambitions de l'Islam étaient encore pris en charge par l'autorité temporel. Par ailleurs, la caractéristique essentielle que nous retenons de la crise cholérique, c'est que la rumeur fut le mode privilégié de diffusion de l'information. En définitive, qu'il s'agisse du mouvement Madyanké, de l'émigration vers Nyoro ou tout simplement des rumeurs de fin du monde, l'ensemble de ces phénomènes traduisent à la fois un désir d'exorciser la mort, mais également un malaise profond d'une société en crise et qui est à la recherche d'une identité culturelle menacée par l'impérialisme français dont Saint-Louis représentait la tête de pont.

 

Docteur Adama Aly PAM,

Archiviste paléographe,

Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest

adamapam2002@yahoo.fr

07/06/2014
ActuEconomie

Taxawu Ndakaru & escroqurie politique

Sans conteste, le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a marqué des points, autant dans la gestion de la mairie que dans celle de son image personnelle. Patiemment et obstinément, il a essayé de donner un autre visage de sa ville. On ne peut nier le travail abattu par Khalifa Sall par rapport à ses prédécesseurs. Mais le bilan serait peut-être moins reluisant si on faisait une correlation entre ses réalisations et les moyens mis en oeuvre. La salubrité de Dakar laisse encore à désirer et l’éclairage public avec comme corolaire les problèmes récurrents de sécurité est toujours déficient.Nous avons la fâcheuse habitude dans ce pays de faire des comparaisons entre ‘médiocre et moins médiocre’. En analysant avec recul les performances de Khalifa on se rend compte qu’en réalité il est dans la même logique de politique politicienne que ses ‘maîtres’.

Comment expliquer l’accélération du déguerpissement des ‘ambulants’, comment expliquer le début du pavage des rues de Dakar à quelques mois des élections municipales (cette situation rappelle un ancien Président qui demandait une prolongation de son mandat pour finir ses travaux). Comment expliquer le silence assourdissant de Khalifa Sall quand l’Acte 3 de la décentralisation était engagé, il s’est réveillé de son sommeil quand ses prérogatives ont été touchées, notamment le mode de désignation du maire de la ville. Pour les élections locales de 2014, Khalifa Sall a choisi d’aller sur sa propre liste pour se faire élire d’abord au niveau de Grand Yoff puis se réélire à la ville. En filigrane il veut nous ‘imposer’ d’élire dans nos communes des hommes et femmes qu’il aura choisis pour sa coalition. Il doit certainement se dire que nous ne sommes pas encore matures pour prendre les bonnes décisions. Lors d’une émission télévisée, l’actuel maire des Sicap Barthélemy Dias tête de liste majoritaire de Khalifa disait : ‘ … nous sommes tous non seulement comptables du bilan de Khalifa, mais si dans nos communes nous avons un bilan à défendre, c’est dire que nous avons construit des routes, le lait à l’école… Et tout cela est du ressort de la ville, donc de M. Khalifa SALL ». Deux questions me viennent en tête : Quel est le bilan de Barthelemy Dias dans sa commune ? Quid de ce rapprochement avec Khalifa Sall que Monsieur Dias ne voulait même pas voir en photo… Il s’agit probablement d’un arrangement entre Khalifa Sall avec le manitou du parti socialiste Ousmane Tanor Dieng. Que fait Khalifa du choix des habitants de la commune Sicap, Mermoz, Sacré Cœur qui ont un seul leitmotiv : tout sauf Bartelemy (TSB). En réalité Khalifa nous montre son véritable visage de politicien qui est prêt à toute sorte de reniements compromissions pour des intérêts personnels. ‘Takhawu Ndakaru’ tout un symbole, mais en intégrant en connaissance de cause dans ‘sa liste’ des maires en rupture de ban avec les populations, Khalifa Sall fait dans l’escroquerie politique en connaissance de cause.

Il sait pertinemment que l’enjeu est dans la gestion de proximité, l’enjeu porte sur le choix d’un maire de commune d’arrondissement avec des moyens financiers importants avec l’Acte 3 de la décentralisation. Il sait également que l’enjeu est de trouver un maire capable d’enclencher les mutations de sa commune pour changer le quotidien de ses administrés. Tout comme il sait pertinemment que la toute puissance d’un maire de ville avec des pouvoirs et des moyens financiers importants ne sera plus d’actualité au lendemain du 29 juin 2014. Khalifa fait dans la duplicité, il cherche à ‘mener en bateau’ les populations qui pensant voter pour lui confieront en réalité leur destin à des maires de communes qui continueront les mêmes pratiques prédatrices. Les populations ne comprennent pas forcement le choix entre le maire de la ville et celui du maire de la commune. En donnant leur assentiment au travail de Khalifa Sall elles feront du coup un très mauvais choix en réélisant le maire de la commune qu’elles auraient souhaité sanctionner. La liste de Khalifa est faite pour faire cette confusion de rôle avec un homme qui en réalité montre son véritable visage de politicien mû par son intérêt personnel : devenir maire de la ville quel qu’en soit le prix à payer par les populations.

Le message doit être clair, précis vis a vis des populations, la sphère de Khalifa se limite à Grand Yoff, le reste est la responsabilité des citoyens de chaque commune. Personne n’a le droit de jouer avec leur intelligence pour les pousser à choisir des brebis galeuses qui ne correspondraient pas à leur choix. Un important travail d’explication est à faire par les mouvements citoyens pour barrer la route à cette forfaiture. Le cas contraire le réveil risque encore d’être brutal. Tout ça reflète en réalité le véritable visage de Khalifa Sall : un bon élève du parti socialiste. Pourtant beaucoup d’entre nous voyaient en lui un présidentiable en 2017. La prudence maintenant doit guider nos actes, un pays ne peut pas se tromper éternellement, nous ne devons plus nous inscrire dans une démarche de ‘ki mo tanné’ mais plutôt de ‘ki mo meune’. En réalité tout ceci est un cirque comme ‘la querelle’ Tanor-Khalifa autour d’une opération de retour aux affaires des socialistes. Il n’est pas nécessaire de regarder le rétroviseur mais dès son accession à l’indépendance en 1960, le Sénégal avait bénéficié de tous les privilèges, de tous les atouts laissés par le colonisateur, pour se lancer vers le développement. Mais hélas ces atouts n’ont jamais pu être capitalisés à cause d’un régime, à cause d’une caste de fonctionnaires qui pendant 40 ans n’a jamais eu une vision pour développer ce pays. En réalité, par leur absence de vision et d’anticipation les socialistes sont à la base des problèmes de l’école sénégalaise, retard sur les investissements en termes d’infrastructures, des systèmes de prébendes. La seule différence entre les libéraux : les uns comptaient en centaines de millions alors que l’unité de mesure des autres était le milliard de F CFA. Qui peut oublier les scandales de l’ONCAD, de l’USB, les problèmes des compte K2, la BNDS et que sais-je encore ? Il ne s’agit pas de revenir sur la gouvernance calamiteuse du Président Wade, il n'y a pas que ça dans la balance. Il faut toujours avoir en arrière plan les quarante (40) ans d'immobilisme du parti socialiste. Le Président Wade a réussi à faire admettre aux sénégalais qu'un autre monde est possible et ça c’est considérable. Il y a deux enseignements majeurs à tirer du ‘règne’ du Président Abdoulaye Wade.

Contrairement aux prescriptions du Président Obama, nous avons besoin aussi bien d'hommes forts que d'institutions fortes mais surtout d’une opposition véritable. Wade a pu faire les dérapages que l'on connaît parce que son opposition était inexistante. Les gens qui nous dirigent doivent faire froidement le bilan des années Wade sans passion et bâtir leur propre projet. Le Président Wade a au moins le mérite de dérouler son projet contrairement à tous ces gens qui nous dirigent ou aspirent à le faire. Les habits sont malheureusement trop grands pour le régime actuel et ses affidés et il manque une qualité essentielle au Président Macky Sall pour donner la bonne direction : le leadership. Poser deux (2) dalles, déguerpir trois (3) marchants ambulants donnent ils le droit de se projeter Président de la République du Sénégal. Que gagnerons-nous avec le retour du Parti Socialiste aux affaires ? Ce pays doit être maudit pour se conformer aux mêmes acteurs politiques qui ont échoué dans tous les domaines depuis cinquante quatre (54) années. La situation du pays est grave, nous risquons de passer par un grave traumatisme pour accepter les ruptures fondamentales qu'il nous faudra opérer pour nous développer. Il faut des décisions courageuses qui ne peuvent plus être différées… Un seul message à passer : Taxawu Ndakaru = Taxawu Barthelemy Dias= Taxawu Mousssa Sy = Taxawu Parti Socialiste Lansana

Sakho Lsakho@gmail.com

07/06/2014

Financement des femmes: La lenteur et le non-respect des cahiers des charges décriés

Mme Sène née Mayé Ndour, présidente du cadre de concertation des femmes de l’arrondissement de Pikine Dagoudane (plus de 600 groupements) et présidente du réseau des associations féminines pour le développement de Guinaw Rails Nord et Sud (62 groupements) dénonce la lenteur et le non-respect des cahiers des charges. 

La lenteur du financement des projets pose problème. Même si l’ancien ministre, Mme Anta Sarr avait déjà donné le coup d’envoi dans la banlieue devant de nombreuses femmes.  La cause, informe Mayé Ndour, il faut la chercher en amont car, "si un projet de 5 millions reçoit en retour un financement d’un million, là s’amorce inéluctablement un détournement d’objectif pour cause de non-respect des cahiers de charges".

L’autre élément d’explication reste la lenteur de la banque qui ne communique pas malgré les dossiers en bonne et due forme remis par les acquéreurs. Ces dernières  courent toujours derrière le Gouvernement pour l’obtention d’un financement. "Aujourd’hui, beaucoup de projets liés au Ramadan, à l’opération Tabaski ou autres sont caducs. Ces dysfonctionnements tiédissent l’ardeur de nos braves femmes", a martelé Mme Ndour

Cette militante de l’Apr avait mis également la main à la pâte à l’occasion des Elections du 29 juin dernier. Engagée sous la bannière de Bennoo Bokk Yaakaar forclose, Mayé Ndour, prône, "l’union des cœurs et des esprits" au sein du parti. Aussi a-t-elle prié le président Sall de laisser la base choisir leurs responsables.

Jean Nzalé 

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La Banque mondiale finance 2 centres africains d'excellence au Sénégal

Seize millions Dollars Us (soient 8 milliards Fcfa), c'est le montant que la Banque mondiale a déboursé pour financer l'établissement d'un centre africain d'excellence en mathématiques et informatique à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis et un autre en Santé de la mère et de l'enfant à la faculté de médecine, de pharmacie et d'odontologie de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L'accord a été signé ce jeudi 10 juillet 2014 à Dakar entre Vera Songwe, Directrice des opérations de la banque mondiale pour le Sénégal, le Cap Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Mauritanie, et le ministre de l’économie, des finances et du Plan du Sénégal.

Il s'agit ainsi de fournir un appui technique et financier ciblés à des établissements d’enseignement supérieur avec un grand potentiel pour leur permettre de se positionner comme des centres de référence en Afrique.

"Le mandat des centres est de produire une recherche appliquée de qualité dans leur domaine, de fournir des solutions aux décideurs et responsables du développement socioéconomique et un enseignement de standard international. L’UGB et la Faculté de Médecine de l’UCAD ont été sélectionnées suite à une compétition ayant regroupé des Institution de l’Afrique de l’Ouest et du Centre", a signalé Vera Songwe dans son discours.

Selon elle, ce sont 19 centres qui ont été sélectionnés dans les domaines de l’Agriculture, des Sciences et Sciences Appliquées (STEM) ou de la Santé. "Ils proviennent du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Ghana, du Nigeria, du Togo et du Sénégal ; et chacun de ces centres devrait rayonner en Afrique et dans le monde".

Et de poursuivre: "Le Sénégal a ainsi l’opportunité de pouvoir disposer de l’appui nécessaire pour apporter des solutions à des problèmes clés de développement. Ainsi dans le secteur de la Santé, nous nous confrontons à des chiffres insoutenables ici au Senegal. Par exemple, 392 femmes  sur 100 000 meurent chaque année en donnant naissance alors  que 72 enfants sur 1 000 n’atteindront pas l’âge de 5 ans. Je crois que nous pouvons dire que ces chiffres sont inacceptables en 2014 et nous espérons qu’avec ce centre nous parviendrons à réduire ces chiffres".

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L’AFAO-WAWA reçoit un prix de 70.000 Dollars US à Djeddah

L'Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO-WAWA) a reçu ce 25 juin 2014 à Djeddah en Arabie Saoudite le prestigieux «Prix de la Banque Islamique de Développement (BID) pour la contribution des femmes au développement».

L'information nous est parvenue par le billet de la cellule de communication de ladite structure à travers un communiqué de presse qui nous apprend que "L’AFAO-WAWA a en effet été choisie par le comité de sélection dudit Prix, dont les membres sont externes à la banque", comme une des lauréates du prix 2014 dans la catégorie «organisations».

D'un montant de 70.000 Dollars US assorti d'un trophée, "ce prix récompense les efforts de l’AFAO pour sa contribution à l’amélioration de la sécurité alimentaire et son rôle pour l’autonomisation économique des femmes travaillant dans la transformation et la commercialisation des produits agricoles".

Il est signalé dans le même communiqué que "L’AFAO partage le prix avec une organisation servant les communautés musulmanes ghanéennes". La cérémonie de remise du prix a eu lieu en marge de la 39eme Réunion Annuelle des Gouverneurs de la BID qui s’est tenue les 25 et 26 juin 2014 à Djeddah.

Pour rappel, le communiqué nous apprend qu'en partenariat avec la BID, "l’AFAO met en œuvre depuis juillet 2013 le projet de renforcement des capacités des femmes transformatrices de produits agricoles en vue de leur autonomisation économique".

C'est "un projet axé sur la promotion du développement économique local, qui cherche à formuler des solutions visant à améliorer le statut socio-économique des femmes notamment celles qui s’activent dans la transformation et la commercialisation des produits agricoles et qui sont confrontées à des faiblesses de capacités tant au niveau de l’acquisition des connaissances que de la gestion de leurs organisations dans un contexte de lutte contre la pauvreté".

Mme Khady Fall Tall, Présidente de l’AFAO et porte-parole des lauréates, lors de la cérémonie de remise des Prix, a exprimé sa joie en ces termes: "L’importance que la BID vient d’accorder à la contribution des femmes à la sécurité alimentaire, donne à cette thématique un caractère stratégique dans l’équilibre humain, c’est-à-dire celui de manger à sa faim, qui est de moins en moins assuré par plus de 3 millions de personnes dont plus d’un million qui sont menacés de faim chronique en Afrique subsaharienne".

Et de préciser: "Il s’agit là d’une vraie menace à la stabilité et à la paix sociale de ces millions d’individus en proie à des déplacements pour raisons de conflits, de catastrophes naturelles dont les femmes et les enfants constituent les plus grands victimes".

A propos de  AFAO-WAWA

Le rôle de la femme dans le développement place celle-ci au cœur du processus d’intégration. Pour renforcer cette disposition la CEDEAO a octroyé par décision N° A/DEC/4/5/87 le statut d’institution spécialisée à l’AFAO-WAWA qui, depuis sa création mène des activités de formation et de développement un peu partout en Afrique.

L’AFAO qui regroupe 16 pays de l’espace CEDEAO, s’est affirmée au cours de ces dernières années comme un puissant mécanisme de concertation de plaidoyer, de lobbying mais aussi d’actions pour la promotion du statut économique de la femme en Afrique de l’Ouest. L’AFAO est membre du comité électoral de l’ECOSOCC de l’Union Africaine et cosignataire du Programme National d’Investissement Agricole.

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L'Etat du Sénégal injecte près de 40 milliards FCFA dans la campagne agricole en cours

UsineL'Etat du Sénégal a déboursé près de 40 milliards FCFA dans le cadre de la campagne agricole en cours.

Au total, ce sont 39 506 910 942 FCFA pour 313 836 tonnes de semences qui sont répartis entre la SUNEOR (17 080 000 000 FCFA), le COPEOL (17 665 910 942 FCFA) et la CAIT (4 761 000 000 FCFA).

Ce bilan concerne l’arachide d’huilerie et les semences écrémées. C'est ce qu'a révélé le ministre de l'agriculture et de l'équipement rural lors du dernier conseil des ministres.

13/06/2014
 GlobalRADIO
ActuCulture
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Mosaïque de couleurs au Festival Agitagueda au Portugal 

Agueda affiche fièrement ses parasols volants. Presque tous les ans, une fois dans l'année au mois de juillet, une rue de la ville Agueda au Portugal devient l'endroit le plus coloré de la planète. Plusieurs dizaines de parasols, de toutes les couleurs, sont suspendus au dessus de la rue, créant une atmosphère exceptionnelle. 

Le chef-d'oeuvre artistique est de la compagnie "Sextafeira Producoes" qui utilisent l'une des rues de la vie d'Agueda pour y installer ce merveilleux décor fait de parasols suspendus dans l'air à des cordes savamment attachées aux façades des murs des immeubles.

Ce festival annuel des arts dit "Festival Agitagueda" mobilise chaque plusieurs milliers de visiteurs venus de tous les coins du globe pour admirer la beauté du toit de parasols ainsi constitué. C'est un véritable festival de couleurs et de sensations fortes.

Source: Just Something

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Les nominés pour les Emmy Awards 2014 sont connus

Les prétendants aux Emmy Awards 2014 sont désormais connus. Les nominations viennent de tomber. Les Emmy Awards récompensent les meilleures séries américaines de l’année. Toutefois, malgré une bonne présence des poids lourds, la toute jeune série True Detective a su convaincre les organisateurs de la nominer à de nombreuses catégories-clé.

La sélection des nominés de la 66e édition des Emmy Awards est dévoilé aujourd'hui 10 juillet 2014 par l’Academy of Television Arts & Sciences. Le compte à rebours commence dès à présent pour la cérémonie de récompenses des meilleurs films et rôles féminins et masculins de fiction des téléfilms américains de l’année.

Les grands favoris des shows sont encore de la partie cette année. Netflix connait un succès certain. La série produite par la plateforme vidéo, Orange Is The New Black, est nominée un grand nombre de fois, notamment pour la meilleure série comique, meilleure actrice dans une série comique et meilleur second rôle dans une série comique.

House Of Cards, une autre production de Netflix avec la saga du couple Underwood, se place potentiellement pour les récompenses de meilleure série, meilleure actrice, meilleur acteur, meilleur scénario et meilleure réalisation dans la catégorie dramatique. 

Game Of Thrones, est là pour représenter les poids-lourds. Il totalise pas moins de 19 nominations dont meilleure série, meilleur scénario, meilleure réalisation, meilleur second rôle féminin et masculin. Dans la même veine, "Bryan Cranston est nominé pour la dernière fois en tant que meilleur premier rôle masculin dans une série dramatique pour la dernière saison de Breaking Bad, la série étant également citée pour les catégories meilleure réalisation, meilleure série dramatique, meilleur second rôle féminin". Les deux showrunners du programme, Moira Walley-Beckett et Vince Gilligan, sont aussi nominés séparément pour le meilleur scénario d’une série dramatique.

True Detective en embuscade

On note que le nouveau venu et très talentueux True Detective n’est pas en reste : avec des nominations aux postes les plus importants (meilleure série, meilleure réalisation, meilleurs acteurs pour Woody Harrelson et Matthew McConaughey…), la nouvelle série de HBO, armée d’une seule saison époustouflante de froideur, est bien capable de bouleverser une donne un peu jouée d’avance que les autres programmes se répartissent sans partage depuis plusieurs années.

Reste les célèbres Mad MenDowntown AbbeyMasters Of SexThe Newsroom et d’autres programmes non plus cantonnés aux frontières américaines, mais bel et bien devenus des phénomènes chez nous. Les gagnants, choisis parmi des programmes diffusés entre le 1er juin 2013 et le 31 mai 2014, seront annoncés le 25 août au Los Angeles Nokia Theatre.

Source: Konbini

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L'Institut Panos mise sur la culture pour le respect des droits humains

En procédant au lancement officiel de son projet "Acteurs culturels et acteurs médiatiques: Moteur !" tenu mercrdi 25 juin 2014 au complexe Léopold Sédar Senghor de Pikine, l'Institut Panos a pris la décision de "soutenir la production et la diffusion, dans les médias nouveaux et traditionnels de contenus culturels qui promeuvent les droits de l'homme et la diversité".

L'objectif principal du projet est "d'encourager, au Nord et au Sud du Sahara, les expressions culturelles diffusées par les médias pour la défense des droits de l'homme, la diversité, et la consolidation de la démocratie". Il est prévu dans ce cadre de "produire et de diffuser à travers les radios des pays ciblés (Sénégal, Mali, Niger, Tunisie) des formats artistiques comme le théâtre radiophonique, des blogs associés aux radios permettront également aux auditeurs de réagir".  

 Par ailleurs, "les capacités des médias,  des artistes et des OSC seront    renforcées pour leur permettre de  mieux produire et diffuser des messages  pour la défense des droits de l'homme  sous des formes artistiques (avec des  formations thématiques sur les droits de  l'homme, formations à l'utilisation  des  médias sociaux pour les OSC,  formations au théâtre radiophonique et  à  l'animation de blogs".

 Le projet intégré dans le projet "Femmes et Diversités" de l'IPAO devra durer  3 ans (2014 à 2016). Il est financé par l'Union européenne à hauteur de  800.000 euros. Jean-Pierre Sacaze a représenté l'Union européenne à la  cérémonie de lancement. Il a réitéré les valeurs de démocratie et de respect    des droits et libertés dans son intervention.

Le conseiller, chef de la section Economie, commerce et gouvernance de la délégation de l'Union européenne au Sénégal rappelé que "l'Union européenne soutient une variété de projets culturels et estime que l'investissement dans le domaine culturel peut contribuer positivement à l'atteinte d'objectifs de développement économiques et sociaux". Mieux, Jean-Pierre Sacaze a révélé que "des études ont prouvé que la culture est un excellent vecteur de changement et de développement social et économique". 

Abdoulaye Koundoul de la Direction des Arts du ministère de la culture du  Sénégal a lui aussi salué la pertinence du projet. De même que Matador,  Directeur de Africulturban, qui s'est exprimé au nom des artistes, a aussi dit  tout son bonheur d'accueillir ce projet de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest.

 

 

  

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Le rappeur Fou Malade est enfin libre

C'est un ouf de soulagement que les acteurs culturels ont soufflé ce matin à l'issu du délibéré sur le cas du rappeur Fou Malade. En effet, le juge vient de faire libérer le bouillant rappeur membre du mouvement Y'en a marre.

C'est un membre dudit mouvement qui a donné l'information en marge de la réunion des acteurs culturels et des partenaires pays organisée par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest dans le cadre de son nouveau projet "Acteurs culturels et acteurs médiatiques en Afrique: Moteur !"

Il faut rappeler que le rappeur Malal Talla alias Fou Malade a été arrêté et mis sous mandat de dépôt pour avoir dit-on proféré des propos jugés outranciers envers les éléments de la police nationale sénégalaise.

Ce verdict du juge qui fait libérer Fou Malade vient de renforcer l'état de la démocratrie et de la liberté d'expression.

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Le rappeur Fou Malade assume ses paroles face au juge

Placé sous mandat de dépôt depuis quelques jours pour des propos jugés outrageants envers la police, Malal Talla alias Fou Malade a fait face au juge ce matin. Selon Fadel Barro, son homologue de Y'en a marre, Fou Malade a bien résisté face au juge.

Le bouillant rappeur Fou Malade ne s'est pas dédit devant le juge. Il a bel et bien assumé ses paroles qui sont ici rapportées par Fadel Barro, coordonnateur de Y'en a marre, sur sa page Facebook.

Fou Malade aurait déclaré en substance: "Je suis artiste, de surcroît j'appartiens à un mouvement qui s'appelle Y en a Marre. Ma responsabilité, c'est d'être la voix des sans voix. J'assume pleinement mes propos dont l'objectif n'était d'outrager qui que ce soit, mais d'alerter l'autorité sur une RÉALITÉ qui n'honore point notre police".

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L'Institut Panos Afrique de l'Ouest lance un nouveau projet culturel

"Acteurs culturels et acteurs médiatiques en Afrique: Moteur !" C'est le thème du nouveau projet que l'Institut Panos Afrique de l'Ouest va lancer jeudi prochain à Dakar.

Le projet financé par l'Union européenne, va regrouper des acteurs culturels et des médias du Sénégal, du Mali, du Niger et de la Tunisie.

Il s'agira de mettre en synergie les différents moyens de favoriser la liberté d'expression et la justice sociale à travers le projet culturel, mais aussi d'échanger autour des différents projets et initiatives de Panos dans le domaine des « cultures urbaines pour le changement ».

Il se tiendra "une réunion de réflexion sur les collaborations possibles entre acteurs des médias, de la culture et des organisations socio culturelles autour des questions de citoyenneté et démocratie".  

Selon les organisateurs, "les principaux axes de contenu du projet IPAO devraient déboucher de ces échanges". Mieux, "un lancement public du projet auquel tous les acteurs de la scène des cultures urbaines sont associés" sera effectué le jeudi 25 juin à Dakar.

Par ailleurs, l’institut Panos, associé à tous les acteurs culturels, a exprimé tout son soutien à Malal Tall "pour son engagement  pour le changement et la justice sociale".

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Bombe au Vatican: Une Bible de 1500 ans confirme que Jésus Christ n'a pas été crucifié

Au grand dam du Vatican, une bible vieille de 1500 à 2000 ans a été trouvée en Turquie, dans le Musée d’Ethnographie d’Ankara.

Découverte et tenue secret en l’an 2000, le livre contient l’Évangile de Barnabé, un disciple du Christ, qui démontre que Jésus n’a pas été crucifié, et il n’était pas le fils de Dieu, mais un prophète.

Le livre appelle également l’apôtre Paul « L’Imposteur ». Le livre affirme également que Jésus est monté vivant au ciel, et que Judas Iscariote a été crucifié à sa place.

Un rapport publié par Le National Turk affirme que la Bible a été saisi par un gang de trafiquants lors d’une opération dans la région méditerranéenne. Le rapport indique que le gang a été accusé de contrebande d’antiquités, de fouilles illégales, et de possession d’explosifs. Les livres eux-mêmes sont évalués à plus de 40 millions de livres turques (environ 28 millions. Dollars).

Où est la Guilde des voleurs, quand vous en avez besoin? Authenticité Selon les rapports, les experts et les autorités religieuses de Tehram insistent que le livre estoriginal. Le livre lui-même est écrit avec des lettres d’or, sur cuir faiblement liées en araméen, la langue de Jésus-Christ.

Le texte maintient une vision similaire à l’islam, ce qui contredit les enseignements du Nouveau Testament du christianisme. Jésus prévoit également la venue du Prophète Mahomet, qui a fondé l’islam 700 ans plus tard. On croit que, pendant le Concile de Nicée, l’Église catholique a choisi de conserver les évangiles qui forment la Bible que nous connaissons aujourd’hui; omettant l’Evangile de Barnabé (parmi beaucoup d’autres) en faveur des quatre évangiles canoniques de Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Beaucoup de textes bibliques ont commencé à faire surface au fil du temps, y compris ceux de la Mer Morte et les évangiles gnostiques; mais ce livre en particulier, semble inquiéter le Vatican. L’Eglise Romaine Catholique le veut Qu’est-ce que cela signifie pour les religions dérivées du christianisme et leurs partisans? Plutôt serré comme endroit.

Le Vatican a demandé aux autorités turques de faire examiner le contenu du livre au sein de l’Eglise. Maintenant que le livre a été trouvé, viendront-ils à accepter sa preuve? Vont-ils nier tout cela ? Vous allez appeler cela un « mensonge musulman », comme l’a fait le magazine «Vérité», en 2000? Pour beaucoup, ce livre est une lueur d’espoir, que les croyants se rendent vite compte que l’objet de leur adoration est arbitraire; et que tout le texte, en particulier des textes religieux, est sujette à l’interprétation.

Qu’est-ce que cela signifie pour les athées / agnostiques / penseurs laïques? Le texte est réel? Faux? Est-ce important? Espérons que ces nouvelles inspirent le religieux à poser des questions, au lieu depointer du doigt ou de croire quoi que ce soit à l’aveuglette. S’il vous plaît, ne vous moquez pas et ne lancez pas des « Je vous l’avais dit! ».

Le plus grand danger de la foi, c’est quand les gens croient ce qu’ils veulent croire, et se défendent contre toutes preuves; surtout quand cette preuve révolutionne leur fondation à partir de sa base. Et le plus grand coupable de ce danger est le piège de l’ego: rejeter / critiquer les autres Pendant des siècles, la «défense» de la foi aveugle a conduit les nations à la guerre, la violence, la discrimination, l’esclavage et de devenir la société d’automates que nous sommes aujourd’hui; et depuis tout aussi longtemps, elle a été justifié par des mensonges. Si vous savez mieux, agissez en tant que tel.

Source: lefirago.info

07/06/2014
ActuEnvironnement

Rwanda-RDC-Ouganda: Collaboration transfrontalière pour protéger les Virunga

Gorilles des montagnes, buffles, antilopes… sont régulièrement chassés dans le massif des Virunga partagé entre la RD Congo, le Rwanda et l’Ouganda. Depuis 2012, des patrouilles conjointes ont permis de détruire des centaines de pièges et de décourager les braconniers.

Bigega Gabriel, 64 ans, qui habite près de Musanze au nord est du Rwanda, tout proche du Parc national des volcans, est dans les mains de la police. Il a été pris en flagrant délit avec 15 kg de viande d’antilopes prises dans les pièges tendus par lui et son compagnon qui a pu s’échapper.

Des centaines de pièges sont régulièrement installés par des braconniers dans ce grand massif montagneux des Virunga qui regroupe trois parcs nationaux contigus répartis sur les territoires du Rwanda, de l'Ouganda et de la République démocratique du Congo (RDC) :

“Les animaux ne sont pas comme les hommes, ils n’ont pas besoin de visas pour traverser une frontière. C'est pourquoi nous avons opté pour des patrouilles coordonnées pour contrôler régulièrement le parc et supprimer les pièges déjà tendus“, explique Augustin Munyaneza, guide dans le parc.

D’après Teddy Musabe de GVTC, une organisation qui se charge de la collaboration transfrontalière du grand Virunga. “D’un seul coup à la frontière Rwanda-congolaise, 150 pièges ont été démantelés et la fréquence des braconniers a diminué“ se souvient-il.

Patrouilles conjointes et coordonnées

Ces patrouilles coordonnées et/ou conjointes qui incluent des gardes-forêts du Rwanda, de la RDC et du Burundi sont à l'œuvre. Des patrouilles conjointes sont menées par une équipe composée de gardes de plusieurs pays tandis que celles dites "coordonnées" sont nationales mais organisent leurs plannings avec celles des autres pays et communiquent avec elles. "Ceci a été fait après avoir découvert, en février, la mort d’un bébé gorille dans un piège, précise Teddy Musabe.

Faire des patrouilles chacun de son côté semblait inefficace puisque leurs horaires étaient différents et chacune ne pouvait pas aller au-delà des frontières de leur pays : "Des braconniers pouvaient ainsi traverser d’un pays à l’autre sachant que de tel ou tel autre côté des gardes ne sont pas présents", ajoute Augustin.

"Actuellement nous faisons les patrouilles comme si c’était un même territoire. En plus, plus nous sommes nombreux, (un groupe de plus de 20 gardes), nous sommes plus efficaces pour démanteler de nombreux pièges ici et là. L’union fait la force", se félicitent les gardes.

Ces patrouilles ne visent pas seulement les pièges mais aussi le partage des renseignements sur la présence des activités illégales qui menacent la conservation de la faune et de la flore du parc. ″Certaines gens vont dans la forêt couper les plantes comme les bambous ou encore faire l’apiculture ce qui détériore l’environnement du parc″, précise Prosper Uwingeli, chef du Parc national des Volcans au Rwanda.

Pour les en dissuader, plutôt que d'interdire purement et simplement ces pratiques, on donne des ruches modernes à ceux qui faisaient l’apiculture dans le parc afin qu'ils s'organisent en coopératives à l'extérieur des zones protégées. Des braconniers réunis dans les coopératives se reconvertissent en agriculteurs ou guident les touristes:

″Avant je vendais dans les campagnes, où les autorités ne pouvaient pas nous localiser, la viande de buffles ou d’antilopes. Je gagnais souvent 50 000 Frw par semaine (90$). Mais après avoir pris conscience de l’importance du parc pour nous mêmes et le pays, j’ai abandonné″, souligne Nshimiyimana Emmanuel, ancien braconnier qui reconnaît qu'il jouait à cache-cache avec les gardes au risque d’être attrapé à tout moment. Les pays ayant conjugué leurs patrouilles, les braconniers ont désormais plus de chances d’être capturés.

Punir fortement les braconniers

Cependant les lois sur le braconnage varient selon les pays concernés. Olinga Moïse, chargé de la conservation à Kibale en Ouganda en témoigne attristé : ″Les gardes ont attrapé un braconnier avec 10 antilopes dans son véhicule. La peine imposée pour ces crimes s’élevait à 100.000 shillings ougandais (40$) ou un emprisonnement de trois mois. Il a payé les 100.000 shillings sur le champ et s’en est allé se moquant de nous.” Ceux qui ont tué dans le parc national impénétrable de Bwindi un gorille de montagne, un animal protégé, n’ont été condamnés qu’à payer 50.000 shillings (20 $).

En RDC, les lois en la matière ont un caractère nettement plus dissuasif puisque, “ ceux qui sont pris sont emprisonnés et peuvent être condamnés à des peines allant de 5 ans de prison à la peine de mort selon la gravité du braconnage“, selon Dr Muamba Kshibasu de l’institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

Au Rwanda la loi n’est pas à jour, elle date de 1974 et les juges ne sont guère préoccupés par ce problème. Selon Bizimungu François de Rwanda Development Board (RDB) qui a dans ses attributions les parcs et forêts, les juges ne prennent pas au sérieux les activités illégales et relativisent les peines:“ Actuellement nous sensibilisons tous les organes y compris les parquets pour que nous ayons la même compréhension de cette réalité ”.

"Ce dont nous avons besoin, c’est de sanctionner suivant la classification de l’espèce. Si une espèce est menacée d’extinction, la sanction doit être plus sévère,” plaide pour sa part Prosper Uwingeli. L’année passée 35 éléphants ont été tués dans ces montagnes des Virunga et quelques gorilles retrouvés morts dans les pièges.

Les personnes chargées des forêts sont tous unanimes que, si dans le temps la chasse était pratiquée pour chercher de la nourriture, maintenant elle est devenue un vrai business et qu’aujourd’hui plus qu'hier, la vigilance et la protection des espèces doivent être des priorités.

Fulgence Niyonagize

Correspondant au Rwanda

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Protection de l'environnement: La Sococim donne le bon exemple

Le groupe Sococim Industries dont les usines sont situées à Rufisque (Sénégal) est devenu un véritable champion de la protection de l'environnement.

En décidant de mesurer régulièrement les émissions et les rejets de gaz dans l'air, le groupe Sococim participe ainsi "à l’effort collectif des pays signataires des accords de Kyoto, destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre".

Ceci s'exerce au moyen d'un contrôle intensif et d’une réglementation très stricte. Les différents plans d’actions mis en oeuvre pour diminuer les nuisances sont à saluer.

En effet, la Sococim se projette dans le futur et s'oriente vers les combustibles de substitution qui sont moins émetteurs de gaz carbonique. Ce choix a d'ailleurs permis de diminuer la consommation en énergie.

Dans cette perspective l'objectif de substituer 4 % des combustibles fossiles par des énergies renouvelables semble être atteint. En 2010, environ 20.000 tonnes de déchets agricoles, industriels et ménagers ont été valorisés nous apprend-on. Le jatropha est aussi introduit dans la chaîne de production d'énergie en substitution au charbon importé.

Environ 500 hectares de jatropha ont été plantés à Pout et dans les carrières de Bargny depuis 2007.

Dans une autre mesure, la Sococim travaille en parfaite synergie avec les services de l'Etat et les collectivités locales pour réussir l'élimination des déchets plastiques qui constituent un véritable fléau écologique national.

Source: Groupe Vicat

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RwandaReboiser pour assurer un environnement sain

Sauvegarder les rares forêts existantes et reboiser est une des priorités du gouvernement rwandais. De larges campagnes de plantation d'arbres sont menées et les coupes de bois sont strictement réglementées. Ces efforts commencent à porter leurs fruits.

Chaque année, chaque "cellule" du Rwanda (plus de 500 familles) plante 10 000 arbres pendant la semaine de l'arbre, en novembre. Une nécessité dans ce petit pays dit des "mille collines", où les pentes et l'érosion sont fortes, et qui est très densément peuplé (431,6 h/km2).

Selon le ministère des Ressources naturelles (Minirena), le bois satisfait plus de 90% des besoins des Rwandais en énergie. Mais le pays manque de forêts surtout à l'est et au sud où les arbres sont rares. "Certaines régions du nord sont surpeuplées et bien que les espaces des forêts y soient importants, ils sont chaque jour consommés un peu plus," complète Claudien Habimana, directeur d’intervention du Programme d’appui à la reforestation (PAREF).

Le gouvernement mène donc une politique active de replantation d'arbres partout dans le pays afin d'augmenter, de diversifier et de préserver les ressources forestières et agro-forestières. Le Rwanda vise ainsi à couvrir 30 % de la superficie totale du pays (26 338 km2) d'arbres ou de forêts en 2020 contre 22,5 % actuellement.

Selon Frank Rutabingwa du Minirena, en 2013, 67 millions de plants ont été mis en terre dont 30 % dans les montagnes pour lutter contre l’érosion et 70 % dans les champs, au bord des routes et des lacs… Mais ces boisements se font actuellement sans règles précises et Stanislas Kamanzi, ministre des Ressources naturelles, veut changer de stratégie : "Au lieu de planter des arbres ici et là, nous allons les concentrer sur un même endroit dans chaque cellule afin que, dans quelques années, on puisse avoir un espace boisé significatif."

 La coupe du bois règlementée

Un très gros effort est donc demandé aux Rwandais pour pallier le déficit actuel en bois d’œuvre, de service et bois-énergie (évalué à 6,7 millions de m3) qui conduit aujourd'hui à une exploitation excessive des ressources forestières. L'exiguïté des exploitations (0,60 ha en moyenne), la forte densité démographique et les sols dégradés accentuent la pauvreté des populations rurales. À la recherche de revenus alternatifs ou complémentaires, elles surexploitent les forêts naturelles et les plantations forestières pour leur propre consommation ou pour la vente.

D'autres les défrichent pour s'installer. En 1994, d'anciens réfugiés rwandais venus de la RD Congo se sont installés dans la forêt de Gishwati (ouest). Mais l'érosion et les éboulements ont rendu les lieux peu sûrs, et en 2007, 17 personnes sont mortes et des dizaines de maisons et de champs ont été détruits. Selon Émile Mukunzi, chargé des forêts dans la région, pour réduire ces dégâts, la population "à risque" a été évacuée et la forêt a été divisée en trois parties destinées au reboisement, à l’agriculture et aux pâturages.

À l’est, Bugesera, très peu boisée, a vécu des épisodes de sécheresse provoquant la famine et l’émigration. Depuis 2003, population et autorités se sont mises à reboiser et la région ne connait plus ces problèmes. Mais dans cette province de l’est, les forêts restent rares et "par manque d’arbres l’environnement se dégrade, ce qui nécessite une intervention rapide", fait remarquer C. Habimana.

Par ailleurs, si le bois est aussi rare dans la province de l’Est, c’est parce que les habitants y sont de plus en plus nombreux. Ils construisent et cultivent, détruisant au passage bon nombre d’arbres. Mais, les hommes ne sont pas les seuls responsables… Les termites s’attaquent en effet aux arbres forestiers et agro-forestiers plantés par les paysans au cours des travaux communautaires « umuganda ».

« Le ministère de l’Environnement s’oppose à l’usage d’insecticides au profit d’un écosystème riche en biodiversité, contrairement à ce qui se fait en Ouganda », résume Niyigena un agronome de la région. Certains ne comprennent pas cette stratégie : « La termite n’est pas aussi importante que les humains ! Pourquoi les autorités ne nous laissent-elles pas l’éliminer par n’importe quel moyen et en finir ainsi avec le manque de bois de chauffe ? », interroge un caféiculteur.

Il raconte que lors de la saison pluvieuse (mars à juin et octobre-novembre) sa famille passe plusieurs jours et nuits sans manger, car les feuilles d’arbustes, de caféiers ou de bananiers sont alors fraîches et difficilement utilisables comme bois de chauffe pour la cuisine.

Un appel est lancé aux autorités locales qui doivent inciter leurs administrés à planter des arbres et réglementer les coupes. "Pour couper une forêt afin d'en faire du charbon ou pour les scieries, nous devons d’abord la visiter et voir si elle est mûre. Après seulement, nous délivrons une autorisation", dit Servilien Turamye, chargé des forêts dans le district de Rutsiro à l’ouest.

Ceux qui contreviennent à la règlementation sont punis de lourdes amendes. Les arbres de ce district approvisionnent en charbon les villes du Rwanda et Goma en RDC et servent à la fabrication de meubles. "Depuis 2010, nous avons remarqué que les arbres plantés auprès des montagnes du lac filtrent les eaux qui arrivent dans le lac", se félicite S. Turamye.

 Diversifier les sources d’énergie

Limiter l'usage domestique du bois et du charbon de bois est l'autre objectif du gouvernement pour protéger les arbres. C'est ainsi que les campagnes sont en cours d'électrification. Le ministère des Infrastructures a lancé des travaux de construction de microcentrales hydroélectriques, avec le soutien des bailleurs et en collaboration avec l'entreprise EWSA (Energy and Water Sanitation). L’équipement des centres de santé qui ne sont pas raccordés au réseau avec des panneaux solaires photovoltaïques est en cours.

En ville, des cuisinières électriques, qui utilisent des restes de charbon mélangés avec des pierres volcaniques, et des cuisinières à gaz se répandent. Les familles y trouvent leur compte car le sac de charbon coûte cher, entre 7 000 et 9 000 frw (11-15 $) et les plus nombreuses en consomment quatre sacs par mois. En cuisinant au gaz, Karegeya Ezéchiel de Nyamirambo à Kigali témoigne ainsi faire plus de 25 000 frw (41 $) d'économie par mois.

Les pauvres des campagnes restent cependant encore dépendants du bois pour survivre, mais à quel prix ? "À Cyungo au nord, par exemple, certaines gens achètent le bois pesé au kg !", regrette Claudien Habimana.

Fulgence Niyonagize,

Correspondant au Rwanda

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17/06/2014
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Une marée humaine accueille la Nationalmannschaft à Berlin

Et de quatre pour l'Allemagne ! Après ses sacres de 1954, 1974 et 1990, l'Allemagne est championne du monde 2014 de football après avoir battu l'Argentine de Lionel Messi sur le score de 1 but à 0 dimanche dernier au Maracana à Rio de Janeiro.

Ce mardi matin 15 juillet 2014, c'est une véritable marée humaine, plus de 250 000 personnes venues de tous les coins d'Allemagne qui ont convergé vers la mythique place de Brandebourg à Berlin pour fêter les champions du monde.

De retour du Brésil, les joueurs de la Nationalmannschaft sont accueillis en héros par des centaines de milliers de personnes en délire ce matin à Berlin. Les milliers de supporters sont allés les attendre à l'aéroport Tegel de Berlin où leur avion s'est posé à 10 h 00 GMT.

Depuis le petit matin, plus de 250 000 personnes attendaient déjà les héros devant la Porte de Brandebourg, célèbre monument de la capitale. Il faut signaler que c'est la première coupe du monde de l'Allemagne après la réunification du pays en 1990.

A ce titre, l'entraïneur Joachim Löw et ses joueurs de l'entraîneur sont de vériatbles héros qui sont entrés dans l'histoire du pays.

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Brésil 2014: L'Allemagne et l'Argentine en finale

L'Allemagne et l'Argentine se retrouvent en finale de la coupe du monde pour la troisème fois de leur histoire.

La première les avait opposées le 29 juin 1986 à Mexico (3 buts à 2 en faveur de l'Argentine), et la deuxième le 8 juillet 1990 à Rome (la revanche allemande 1 à 0 sur Diego Maradona).

L'argentine est venue hier mercredi 9 juillet 2014 à bout des Pays-Bas à l'issue des tirs aux buts et devient le deuxième pays qualifié à la finale de cette coupe du monde après l'Allemagne qui s'est jouée du Brésil sur le score de 7 buts à 1.

Départagées après 90 minutes de jeu sur le score vierge de 0 à 0, les équipes des Pays-Bas et de l'Argentine étaient contraintes à jouer les prolongations. Mais rien n'y fait car elles étaient encore départagées sur le même score vierge. Il fallait dès lors procéder aux redoutables tirs aux buts.

Les Pays-Bas se sont finalement inclinés devant les argentins qui ont réussi tous leurs contre 2 seulement pour les joueurs de la sélection "Oranje". Auparavant, la veille, la "National Mannschaft" allemande avait historique humilié le Brésil à Belo Horizonte sur le score de 7 buts à 1.

La finale de la coupe du monde 2014 ne sera pas alors cent pour cent européenne ou cent pour cent américaine. Elle va simplement opposer l'Europe à l'Amérique du Sud dimanche prochain au Maracana. Le matche pour la 3e place va opposer le samedi le Brésil au Pays-Bas.

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Alfredo Di Stefano est mort: Une légende du football s'en est allée

L'ancien joueur et président d'honneur du Real Madrid Alfredo Di Stefano est décédé ce lundi. Il était âgé de 88 ans. Il était victime samedi dernier d'une crise cardiaque qui l'avait maintenu depuis dans le coma.

Une légende du football s'en est ainsi allée. Agé de 88 ans à sa mort, Alfredo Di Stefano a été double Ballon d'Or en 1957 et 1959. Il avait porté les couleurs du Real Madrid de 1953 à 1964 et y était devenu une légende en marquant plus de 300 buts.

Le palmarès de footballeur d'Alfredo Di Stefano fait partie des plus prestigieux de l'histoire du football. Il avait gagné cinq fois consécutives la Coupe des clubs champions européens en 1956, 1957, 1958, 1959 et 1960 avec le club madrilène.

Il a aussi été sacré huit fois champion d'Espagne avec le Real Madrid. Né à Buenos Aires en 1926 en Argentine, il avait été naturalisé espagnol par la suite. Il fait partie des rares joueurs qui joué au courant de leur carrière pour deux nations différentes. Il avait en effet porté les couleurs de l'Argentine (6 sélections), puis de l'Espagne ("& sélections) sur la scène internationale.

Il a aussi disputé deux matches avec la Colombie quand il évoluait aux Millionarios de Bogotá. Après sa carrière, il était devenu entraîneur et avait remporté la Coupe des vainqueurs de Coupes en 1980 avec Valence. En tant que coach du Real Madrid de 1982 à 1984, il a aussi été à l'origine des débuts de la fameuse «Quinta del Buitre», la génération dorée de joueurs formés au club composée de Butragueno, Pardeza, Sanchis, Michel et Vazquez.

Source: L'Equipe

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Brésil 2014: Plus de 300 millions de tweets au premier tour

La coupe du monde de football qui se tient présentement au Brésil en Amérique du Sud a battu les records de réactions.

Le réseau social d'information "Twitter" s'est penché sur sa base de données relatives au tournoi mondial de la FIFA.

La découverte est simplement extraordianaire. Il y a eu plus de 300 millions de réactions sur les différents matches de poule du premier tour du tournoi entre le 12 et le 26 juin 2014. C'est ce que nous apprend Mediabistro.

Selon ladite source, les statistiques sont impressionnants. "Plus de 300 millions de tweets ont été écrits sur la coupe du monde depuis le début du tournoi", a-t-on indiqué.

Avant de préciser que sur la base d'un match à un autre, le match d'ouverture qui avait opposé le Brésil à la Croatie (3 à 1en faveur du pays organisateur) a suscité plus de conversations, enregistrant du coup 12,2 millions de tweets.

Avec un pourcentage largement emporté par le but contre son camp du joueur brésilien Marcelo qui a provoqué 378.085 tweets à la minute.


Sur le même régistre, la même source a aussi révélé que le joueur argentin Lionel Messi est le joueur le plus cité du tournoi dans les tweets. Les Etats-Unis et le Brésil sont les deux pays dont les drapeaux sont utilisés comme des photos de profil.

 

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Après l'élimination de la Côte d'Ivoire, Lamouchi rend sa démission

Sabri Lamouchi n'est plus l'entraîneur de l'équipe de football de la Côte d'Ivoire. Le technicien franco tunisien a rendu sa démission après l'élimination de son équipe qui s'est inclinée 1 but à 2 face à la Grèce.

Une belle génération de talentueux footballeurs vient de passer à côté de l'histoire. Didier Drogba, Yaya Touré, Gervinho, et compagnie sont malheureusement tombés au combat. Le technicien français Sabri Lamouchi s'est exprimé en ces termes à l'issu du match:

"Mon contrat se terminait à la fin de cette Coupe du monde et il n'y aura pas de suite, vous comprenez pourquoi. On s'investit pendant deux ans mais mon histoire s'arrête malheureusement ce soir. J'ai pris énormément de plaisir et c'était une grande fierté de représenter cette grande nation. Le scénario du match est cruel mais les Grecs n'ont pas volé leur victoire". 

L'aventure de Lamouchi avec la Côte d'Ivoire s'est ainsi arrêtée parès cette élimination. Mais déjà, pour le remplacer, le nom de Giovanni Trapattoni est avancé.

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Brésil 2014: Le Costa Rica envoie l'Italie à la maison

La coupe du monde au Brésil ne va pas bien pour les grandes équipes dont la plupart est rentrée après avoir pris deux défaites. Après l'Angleterre, c'est l'Italie qui est éliminée par le Costa Rica à l'issu d'un match plein d'engagement du groupe D. 

Le Costa Rica s'est imposé sur le score de 1 à 0, but de Bryan Ruiz (n°10) à la 44e minute. Le match s'est déroulé à Recife au stade Pernambuco où un stade comble a assisté à la mise en difficultés de l'Italie par le Costa Rica. L'Italie va ainsi faire ses bagages après son dernier match de poule.

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Brésil 2014: Le Mexique tient le Brésil en échec

L'équipe mexicaine a cassé le record du Brésil qui a gagné tous ses matchs depuis août 2013. Les cow boys mexicains ont livré un match épique contre les brésiliens. Le prodige Neymar Da Silva a été complètement neutralisé avec ses partenaires par la défense mexicaine bien présente dans le jeu.

Le Brésil organisatrice de la coupe du monde a souffert devant le Mexique qui l'a assailli de tous les côtés. Et pourtant c'est le Brésil qui a compté plus de victoires dans les confrontations qui lui ont opposées au Mexique. Environ il compte 22 victoires contre 10 pour le Mexique et 6 matchs nuls.

Les deux équipes viennent d'enregistrer leur 7e match nul aujourd'hui à FORTALEZA à la suite d'un grand match qui a régalé les fans de foot.

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Brésil 2014: Les Usa font la leçon au Ghana

L'équipe du Ghana est elle aussi tenue en échec par cette des Etats Unis d'Amérique. Les poulins de Jürgen Klinsmann ont battu les Etoiles du Ghana qui ont bien brillé sans pour autant éclairer.

La lueur du jour était bien noyée par les projecteurs malgré une belle frénésie des supporters ghanaéns qui ont poussé leur équipe pendant toutes la durée de la partie.

Les Ghanaéns qui ont nettement dominé la partie avec plusieurs assauts ont pourtant semé la confusion dans le camp américain sans pour autant concrétiser leurs nombreuses occ asions.

Jordan Ayew, Asamoah Gyan et Muntari ont tous raté de nettes occasion qui pouvaient sceller le sort de la partie.

Hélas, ils n'ont pas été très précis dans l'exécution des des centres dans les nombreuses contre attaques qu'ils ont effectué. Malgré l'égalisation de André Ayew en deuxième période, le Ghana va craquer à quelques minutes de la fin en encaissant un deuxième.

Au final le score se termine par 2 buts à 1 en faveur des Américains.

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Brésil 2014: L'Allemagne inflige une sévère correction au Portugal

La Manshaft a démontré sa puissance de frappe cet après-midi devant le Portugal de Christiano Ronaldo presque noyé dans cette partie.

Müller a sorti le grand football face à une équipe du Porugal complètement assaillie par les assauts des Allemands.

Müller, coéquipier de Frank Ribéry au Bayern Munich, réalise ainsi le premier triplé de la coupe du monde sur le score de 4 buts à 0 obtenu par l'Allemagne qui a nettement dominé son adversaire du jour.

Le collectif allemand a bien fonctionné. Nous avons vu une équipe qui du caractère, une équipe qui a su garder son ballon et se créer des occasions qu'elle a concrétisées.

Le chef d'orchestre Mesut Özil a montré une présence d'esprit extraordinaire avec une vision très collective du jeu. Il a su mettre son ego entre parenthèse pour favoriser le groupe.

Une stratégie qui a bien porté ses fruits contrairement au ballon d'or Cristiano Ronaldo dont le poids du Portugal tout entier a pesé sur les épaules. Il n'a pas su transcender le jeu et s'est finalement effacé comme un fantôme malgré les nombreuses tentatives de Nani de le mettre sur orbite.

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Brésil 2014: L'Iran tient tête au Nigéria

Les Aigles du Nigéria n'ont pas pu survoler les turbans des "Ayatollah" d'Iran qui les ont tenu en échec durant la partie qui les opposait en phase de poule de la coupe du monde qui se déroule au Brésil.

Les protégés de Stephen Keshi ont donné de la tête dans toutes les directions. Ils ont tout essayé en vain.

Au finish, les deux équipes se sont séparées sur le score vierge de 0 à O. Et pour pourtant les pronostics étaient largement favorables à l'équipe championne d'Afrique.

En plus de son palmarès de champion du monde junior avec la génération des Jayjay Okocha et Nwanko Kano, l'équipe du Nigéria s'est présentée trois fois en coupe du monde.

Malheureusement ce beau palmarès n'a pas moralement affaibli les Iraniens qui ont su tout au long de la partie tenir tête à cette équipe du Nigéria un peu dispersée dans le jeu.

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Brésil 2014: La France trop forte pour le Honduras

L'équipe de France a humilié le Honduras sur le score de 3 buts à 0. Ils étaient nettement plus forts que les petits poucets honduriens qui en sont à leur deuxième ou troisième participation en coupe du monde.

Après un début de match très compliqué avec des occasions non concrétosées pour manque de réalisme, les tricolores français ont finalement fait craqué les honduriens.

Après avoir écopé d'une expulsion sur un pénalty indiscutable de Palacios, les honduriens encaisse un premier sur l'oeuvre de Karim Benzema qui a su redonner espoir aux français.

Quelques minutes plus tard, sur une offensive très bien orchestrée, les protégés de Didier Deschamps affolent les Honduriens, le tir croisé de Karim Benzema frappe le poteau avant de revenir vers le gardien qui marque contre camp sans le vouloir.

L'attaquant du Réal Madrid, Karim Benzema va réaliser son doublé du jour en reprenant un ballon au rebond sur un tir de Debuchy marquant ainsi le troisième but français. Les coqs jubilent, les supporters tricolores sont aux anges. La partie prendra fin sur une nette domination des français.

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Brésil 2014: L'honneur de la Côte d'Ivoire à l'Afrique

Les éléphants de Côte d'Ivoire ont honoré l'Afrique en s'imposant 2 à 1 face au Japon dans la nuit du samedi 14 à dimanche 15 juin à l'issu d'un match épique. C'est la première victoire offerte à l'Afrique après la défaite du Cameroun.

Menés au score dès la 16e minute sur un but de l'attaquant japonais Honda, les éléphants sont partis à la pause blessés par ce résultat.

Au retour des vestiaires, surtout dopés par l'entrée en jeu du "Grand éléphant" Didier Drogba, les Ivoiriens ont ouvert le score à la 63e minute par Wilfrie Bony.

Deux minutes plus tard, Gervinho double la marque à la 65e minute. Même s'il n'a pas marqué malgré quelques tentatives et un penalty qui lui est refusé, Yaya Touré a tout même mérité d'être l'homme du match.

Il a pesé de tout son poids dans le milieu de terrain et dans la défense adverse. La Côte d'Ivoire rencontre la Colombie pour sa deuxième sortie jeudi prochain.

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Brésil 2014: La Colombie corrige la Grèce

L'équipe de Colombie a largement battu celle de Grèce par le score de 3 buts à 0. Après une nette domination, l'équipe colombienne est facilement venue à bout de son adversaire grecque qui n'a pas su étaler son "savoir" ancien.

Tour à tour, Armero (5e minute), Guttierez (58e minute) et Rodriguez (92e minute) se relaient au but grecque. Le stade exulte, les fans sont aux anges avec la qualité du jeu déroulé sous leurs yeux.

La crise sociale est oubliée le temps de cette partie de plaisir des yeux. Les inconditionnels du ballon ronds jouissent de plaisir, trépignent, crient, jubilent et font la fête.

C'est le temps de la coupe du monde ! Au pays du football. Au pays du roi Pelé !

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 CDM 2014: Le Mexique s'impose devant le Cameroun par 1 but à 0

Le Mexique surprend le Cameroun sur 1 à 0 Le premier match du groupe A de la coupe du monde s'est soldé ce vendredi 13 juin par une victoire du Mexique sur le Cameroun sur le score de 1 à 0 en deuxième mi-temps sur un but de Peralta.

Malgré un bon match effectué en deuxième mi-temps, le Cameroun n'a pas pu contenir les assauts des coéquipiers de G. Dos Santos qui étaient plus réalistes dans le jeu durant toute la partie.

Le Cameroun s'incline ainsi pour son premier match malgré tous les espoirs portés en lui par ses nombreux supporters africains.

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CDM 2014: Les Ivoiriens contre le nouveau look de Drogba

Didier DrogbaDidier Drogba, capitaine des Eléphants de Côte d'Ivoire, évoluant en Turquie au Galatasaray, a adopté un nouveau look qui ne fait pas l'unanimité dans son pays.

Depuis quelques temps, il a laissé expressément pousser sa barbe au point que certains supporters ivoiriens lui ont demandé dans les réseaux sociaux de la raser avant le premier match de la Côte d'Ivoire contre le Japon le samedi 14 juin 2014 à 1 h du matin.

D'aucuns se sont même posé la question de savoir si le grand éléphant, capitaine de l'équipe de Côte d'Ivoire, est devenu un "djihadiste" entre temps. Et d'autres ont trouvé son look original.

Toutefois, Alain Lobognon, ministre ivoirien des sports, qui est allé remettre le drapeau aux éléphants mardi dernier, s'est désolé du comportement de certains ivoiriens qui "cherchent encore la petite bête" dans le changement de look de Didier Drogba.

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Coupe du Monde 2014: Le Brésil sauvé par Neymar Dasilva

Le jeune prodige brésilienLe Brésil s'est imposé par 3 buts à 1 hier en match d'ouverture de la coupe du monde à domicile face à la Croatie de Mödric. Le pays du roi Pelé s'est imposé sans pour autant avoir brillé face aux croatiens, grâce à son jeune prodige de 22 ans, Neymar Dasilva.

Ce dernier a réalisé un doublé (29e et 71e) et délivré tout un peuple sous pression à la suite du premier but encaissé contre son camp sur une erreur défensive de Marcelo à la 11e devant un temple du football de Sao Paulo archicomble.

Le Brésil, 5 fois champion du monde, est désormais l'équipe à abattre. Le jeune prodige Neymar Dasilva va-t-il répéter la prouesse du roi Edson Arrantes alias Pelé comme en 1958 ?

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 CDM 2014: Les Pays-Bas s'envolent devant l'Espagne

EnvolLes Pays-Bas se sont imposés sur le score de 5 buts à 1 face à l'Espagne, Champion du monde en titre. Le match qui opposait les deux équipes était un remake de la finale de la coupe du monde 2010 qui s'était tenue en Afrique du Sud.

Les Pays-Bas ont donc tenu leur revanche ce vendredi 13 juin en infligeant une sévère correction à l'équipe de Casillas, malheureux capitaine de cette équipe d'Espagne déroutée par la poussée de Robben et de Van Persie qui ont tous deux effectué un doublé.

C'est une équipe majestueuse des Pays-Bas qui s'est chargée de faire redescendre l'Espagne sur terre malgré une ouverture du score à la 27e minute par Xavi Alonso suite à un pénalty sur Diego Costa.

Van Persie va égaliser à la 44e minute pour mettre les deux équipes à égalité de chances avant la pause. Au retour des vestiaires, le festival Orange commence à la 53e avec un somptueux but de Arien Robben.

Et puis, De Vrij va en rajouter à la 64e minute. Le score sera aggravé par Van Persie qui réalise son doublé à la 72e minute. Et le boulot Orange sera fini par Robben qui humilie l'Espagne à la 80e minute.

Il faut rappeler que les Pays-Bas étaient battus par l'Espagne en finale de la coupe du monde 2010 sur le score de 0 but à 1, après les prolongations.

 

 

14/06/2014

Exercice de la violence: Le champ politique prend le dessus sur l'arène

Le Sénégal est vraiment sur une mauvaise pente à cause de la violence électorale qui entache les élections municipales en cours. On reprochait à l'arène sénégalaise d'être un terrain de prédilection pour l'exercice de la violence.

Les lutteurs sont toujours stigmatisés à ce titre. Ils sont généralement considérés, avec leurs fans, comme des promoteurs de la violence. Les nombreuses agressions perpétrées sur les populations après les combats sont mis sur le compte de la lutte sénégalaise que beaucoup de citoyens récusent ne serait-ce qu'à cause de ça.

Et pourtant, cette forme de violence susmentionnée n'est pas l'apanage des lutteurs. Elle s'exerce aussi sur le champ politique. Ce qui tout à fait regrettable pour le Sénégal jusqu'ici considéré comme un champion de démocratie.

Mais voilà que des groupes d'individus, seulement animés par des ambitions démesurées de briguer le mandat du peuple, foulent des pieds le droit de tous à militer où ils veulent. L'article 8 de notre constitution est constamment bafoué en ce sens que le droit à la parole et la liberté d'expression ne sont pas respectés.

Pour preuve, certains camps politiques s'arrogent impunément le droit d'exercer la violence sur autrui. Ils estiment avec une conviction très rétrograde qu'il faut bastonner tous ceux qui osent penser autrement, tous ceux qui ont choisi d'avoir des idées conraires.

Et c'est la presse, plus exposée malheureusement, qui fait les frais de cet imbroglio électoral qui ne dit pas son nom. Les confrères, nombreux à suivre le cortège du maire sortant Badara Mamaya Sène, ont été brûtalisés lundi soir au quartier Diamaguène à Rufisque. Des plaintes ont été déposés, apprend-on, au bureau du procureur. Mais toujours est-il que la violence prend cité

Par ailleurs, des sources ont signalé que le domicile de Ndiaga Samb, candidat de la coalition "Taxawu sa go,x" sis au quartier HLM à Rufisque a été saccagé par des nervis. C'est vraiment dommage que notre pays ait pu descendre aussi bas !

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L'Appel au calme

La violence n'est pas vraiment digne des personnes civilisées. La campagne pour les élections municipales 2014 démarre à peine que les protagonistes invitent les démons de la violence.

Ce qui s'est passé à la Médina entre les militants de Seydou Guèye et d'autres supposés appartenir au camp de Bamba Fall est honteux et inadmissible.

Le Sénégal n'a pas besoin de ça, encore moins les citoyens sénégalais qui pour la plupart tirent le diable par la queue dans leur vie de tous les jours. 

Il est irresponsable de vouloir briguer le mandat du peuple et ne pas être capable de maîtriser ses "troupes". Même si l'on admet généralement que la foule est aveugle, il faut au moins qu'elle ait bénéficié d'un "encouragement" pour agir.

Dans ce cas, nous pouvons admettre que les arrangueurs de foules, les hommes politiques, en générale, sont responsables de tout ce qui peut arriver.

En effet, il leur appartient aujourd'hui, dans ce contexte particulier, de dépassionner le débat politique, de tenir un discours de paix, un discours responsable à leur camp respectif.

C'est seulement ce qui peut éviter au pays de sombrer dans la violence. Et de grâce, comme nous l'avons dit tantôt, ne faites pas de violence. Ce n'est pas digne des personnes civilisées.

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De grâce, ne faites pas de violence 

La fille avec la colombe de paixCeci est un appel à toutes les composantes (gouvernement, opposition, société civile, populations). Le Sénégal est notre patrie, tâchons de préserver sa cohésion. La campagne électorale pour les élections locales du 29 juin démarre ce dimanche, nous vous prions d'adopter des comportements responsables pour y aller avec sérénité. La campagne pour les locales démarre ce dimanche dans notre pays.Et la tension monte pour des raisons simplement partisanes. Par conséquent, je vous invite à un peu plus de retenue.

De grâce, à vous les acteurs politiques, nous vous prions de prendre de la hauteur pour faire comprendre à vos militants qu'au-delà de tout c'est le Sénégal qui nous lie.

Vos discours, vos comportements durant la campagne électorale, mais aussi vos confidences en privées, vos réactions auront une grande influence sur des milliers de gens, vos militants et vossympathisants. De grâce, tâchez leur faire comprendre, que ce n'est pas bien vous qui importe ou vos intérêts, mais plutôt le Sénégal. Faites en sorte, que comme de bons sportifs férus de fairplay qu'ils aient le réflexe de bien comprendre que ce n'est pas un conflit mais que c'est plutôt un "match" de responsabilités au cours duquel il faut en montrer autant pour gagner la confiance des populations.

En plus, toutes et tous ceux qui seront élus à l'issu de ces joutes électorales ont la responsabilité de "servir les populations" et non pas de "se servir". Le Sénégal est "Un et Indivisible", mais attention, il faut que chacun s’attelle à le préserver. Car nous ne pourrons jamais être en paix si nous avons mis notre pays dans une situation impossible. De grâce, chères concitoyennes et chers concitoyens, prenez garde de ne jamais verser dans la violence, pour quoi que ce soit.

30/06/2014
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Affaires Moustapha Cissé Lo à Touba

A tous ceux qui évoquent le non respect des lois républicaines à Touba, dans le cas de Moustapha Cissé Lo, accusé d'injures publiques portées à un haut dignitaire mouride, je leur rappelle que, comme la loi sur la parité sur les listes électorales, le non respect des lois républicaines s'y était déjà produit devant des autorités de la République qui se sont totalement dérobées de leur responsabilité.

Comment comprendre pareille situations ? Touba se prévaut d'un "statut spécial" où les lois de la République ne s'appliquent qu'avec l'assentiment du Khalif Général! Ce « statut spécial » découle naturellement, selon les dignitaires murid, du statut juridique de la citée de Touba, qui est une « propriété privée » de la famille de son fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba.

Tant qu'il en sera ainsi, il n’est possible de faire à Touba que ce que le dépositaire de cette « propriété privée » y autorise. C’est pour cela que l’application de la loi sur la parité dans les listes électorales n’a pas été autorisée à Touba, mais fut appliquée à Porokhane et à Darou Mousty, qui sont aussi des citées religieuses murid, mais ne sont pas, comme Touba, « une propriété privée » de la famille du fondateur du muridisme.

Donc la parité sur les listes électorales n’a pas été appliquée à Touba du fait de ce « statut spécial » que le gouvernement tarde à formaliser dans la législation de la République, et non à cause de son statut de citée religieuse murid. Ainsi, malgré ce qu’en ont dit certains murid, la loi sur la parité n’est pas incompatible avec les enseignements de Bamba, sinon, comment comprendre qu’elle ait été appliquée à Porokhane et à Darou Mousty ?

De même, si cette loi était incompatible avec l’Islam, comment elle aurait pu être appliquée à Médina Ngounass dans le Kolda, à Tivaouane, et à Kaolack ? L’amalgame sur la nature de la citée de Touba qui est, en même temps, une « propriété privée », et une « citée religieuse », a conduit à ignorer le fait que sur toute l’étendue du territoire, parmi les 602 collectivités locales concernées, seule une, Touba, n’a pas respecté la loi sur la parité en vertu d’un « statut spécial » naturel que lui confère son titre de « propriété privée ».

Et cela, de la même manière que le Vatican en Italie, à Rome, où les lois de la République Italienne ne s’appliquent que sur leurs aspects acceptés par l’Eglise, du fait que, précisément, il est une « propriété privée » de l’Eglise, que la République Italienne a formalisée. C’est en vertu de cette spécificité que le Khalif Général des murid vient de bannir de Touba, certains de ses habitats, pour « délit de convictions religieuses » contraires aux enseignements de Bamba.

Donc, ce qui reste à faire dans notre pays, pour lever toute équivoque sur l’application des lois républicaines, c’est d’être aussi « républicain » que l’Italie, en formalisant ce « statut spécial ». La reconnaissance du « statut spécial » de Touba en vertu de sa nature juridique de « propriété privée », ne peut donner prétexte, en aucune manière, pour en faire de même pour les autres citées religieuses, qui ne sont pas des « propriétés privées » de la famille de leurs fondateurs, encore moins, pour justifier la nécessité d’un « statut spécial » pour la Casamance, comme une solution à la crise qui y sévit, puisqu’elle n’est pas reconnue comme « propriété privée » du MFDC.

Ce sont ces amalgames, auxquels il faut mettre fin le plus rapidement possible, qui constituent un véritable danger pour la cohésion sociale de notre peuple, et la stabilité légendaire de notre pays. C’est donc, sous l’angle de ce « statut spécial » naturel qu’il faudrait lire ce qui est advenu à Moustapha Cissé LO, qui a présenté des excuses publiques, tout en s’abstenant de saisir la justice, mais aussi, l’attitude de l’Etat, qui s’est vite ravisé en libérant les présumés coupables « d’incendies volontaires », après avoir agi, dans cette histoire, en ignorant ce « statut spécial ».

La condamnation publique, des « actes de violence » perpétrés à Touba, que vient de faire le Khalif Générral des murid, laisse présager, que l’Etat aurait pu exercer l’autorité de la République dans cette affaire, s’il ne s’était pas précipité pour monter sur ses « grands chevaux de républicains », comme l’a fait Madame le Premier Ministre, en ignorant totalement le « statut spécial » naturel de Touba. Pourtant, l’Etat s‘en était pris autrement, dans le cas de trafic d’armes à Touba.

En effet, la police n'était elle pas intervenue pour arrêter un groupe de trafiquants d'armes à Touba avec l'autorisation préalable du Khalif Général? C’est donc une preuve, tout à fait récente, du fait que l’Etat sait pertinemment qu’il ne peut pas intervenir dans une propriété privée, sans l’autorisation du propriétaire ou d’un « mandat » du Procureur présenté au propriétaire.

Dans le cas de Moustapha Lo, il s’est précipité devant l’urgence de porter « assistance à personne en danger », en oubliant les précautions d’usage quand on intervient dans une propriété privée. Si ce comportement de l’Etat n’est pas de l’amateurisme, ce serait la preuve d’une ignorance coupable des procédures en la matière !

Le cas de Moustapha Cissé Lo pose de nouveau la problématique du "statut spécial de Touba", que l'on ne saurait éviter de trancher définitivement, pour lever toute situation d'ambiguïté dans l'application des lois de la République. Le Chef de l'Etat devrait l'aborder dans le cadre de la réforme prochaine des Institutions de la République.

Ibrahima SENE,                                                                                                                                                    PIT/SENEGAL                                                                                                                                                                  Dakar le 24 Juin 2014

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Autoroute à péage Dakar Diamniadio

L’ouverture de l’autoroute Dakar Diam Niadio à la circulation automobile a donné leu à des commentaires divers, d’hommes politiques, de leaders d’opinion, d’usagers, de simples citoyens mais aussi et surtout de juristes et d’économistes.

Cette diversité des réactions s’explique par le caractère transversal et pluridisciplinaire du secteur des transports qui en fait un domaine où tout le monde a son mot à dire.

C’est pourquoi, j’ai jugé utile de tenter d’apporter à mon tour, même tardivement (mieux vaut tard que jamais) ma modeste contribution à ce débat pour avoir eu l’occasion en son temps, de suivre l’évolution de ce dossier en tant que Directeur des Transports Terrestres du Sénégal et Conseiller Technique au Ministère chargé de l’Equipement et des Transports.

J’espère que cette contribution apportera certains éclairages complémentaires et qu’elle aidera aussi à comprendre et faire accepter le principe du péage. Elle s’articule autour de quatre points :

 Point n°1 la vérité sur l’historique du projet par devoir de mémoire,

Point n°2 : le problème de la gratuité de l’usage de l’autoroute, de la cherté des tarifs du péage et du niveau de participation de l’opérateur privé au financement,

Point n°3 : le maintien des acquis et la réorientation du projet selon une vision nouvelle, et

Point n°4 l’élégance républicaine

1. La vérité sur l’historique du projet par devoir de mémoire

En 1978 sous Senghor, une étude détaillée et complète de l’autoroute Dakar- Thiès sans péage a été réalisée par le Cabinet Electro watt (Zurich Suisse) pour le compte de la Direction des Etudes et de la Programmation du Ministère des Travaux Publics, de l’Urbanisme et des Transports.

Les dossiers d’appel d’offre correspondants à cet ambitieux projet ont été même élaborés, mais l’appel d’offre n’a pas pu être lancé à l’époque à cause d’un du contexte économique national et international particulièrement difficile.

En effet, de 1960 année de l’accession du Sénégal à l’indépendance à 1970 la situation économique et sociale du pays a été relativement florissante du fait du bon comportement de ses principaux produits d’exportation que furent l’arachide et le phosphate tant du pont de vue de leurs volumes de production que des prix à l’exportation.

Ces périodes florissantes, poussèrent les pouvoirs publics, dans l’euphorie des premières heures de l’indépendance marquées par une volonté de créer la rupture grâce à une nouvelle réorientation de notre économie basée sur un développement endogène, à entreprendre tout naturellement de grands projets d’investissement (qui généraient au passage des charges récurrentes élevées) et à prendre également des mesures sociales pas toujours en adéquation avec les exigences d’efficacité et d’efficience des services publics.

Il en était résulté un alourdissement considérable des charges publiques à la fin des années 70 une période par ailleurs marquée par le retour de la sécheresse et la chute des principaux produits d’exportation sur lesquels reposait essentiellement l’économie du Sénégal.

Cette situation a été aggravée par les deux chocs pétroliers intervenus successivement en 1971 et en 1973 qui avaient fini par imprimer à notre économie à travers ses divers agrégats, des tendances de déséquilibre structurels. Pour juguler ces déséquilibres macro-économiques, le Sénégal s’était engagé depuis 1979, juste un an après avoir bouclé en 1978 le dossier d’appel d’offre du projet d’autoroute, avec les Institutions de Breton Wood, dans un processus de réforme de son économie, par la mise en œuvre de programmes économiques et financiers, avec comme objectifs, de rétablir les grands équilibres, de maîtriser l’inflation et de réaliser une croissance économique saine et durable. Ces programmes étaient exécutés en deux phases :une première phase qui portait sur un Plan d’urgence (1979-1980) de stabilisation de la détérioration des agrégats macroéconomiques et un Plan de Redressement économique et financier (1980-1984), et une seconde phase qui portait sur un Programme d’Ajustement à Moyen et Long Terme (PASMLT) (1985-1991) et un Programme post d’évaluation (1994-2000) suite au changement de parité du franc CFA intervenu le 12 janvier 1994. L’Etat ne disposant pas de ressources propres suffisantes et les prêts des partenaires au développement dénommés prêts d’ajustement structurel, ou sectoriel (y copris la phase préparatoire de stabilisation et de redressement) étant spécifiques et ciblés il était difficile voire impossible de pouvoir trouver un financement pour le projet d’autoroute, du moins dans sa conception d’alors.

Ledit projet n’avait donc pas été abandonné mais différé à cause d’une conjoncture économique difficile, mais également du cadre très rigide et très contraignant à travers lequel le Sénégal avait conclu les accords avec les Institutions de Breton Wood pour la période allant de 1979 à 2000.

Le Sénégal a réussi de 1979 à 2000, à assainir ses finances publiques grâce au travail remarquable abattu par les différents Ministres qui se sont succédés à la tête du stratégique Ministère de l’Economie et des Finances, parmi lesquels le couple Sakho/Loum et aux sacrifices importants consentis par le peuple sénégalais durant cette période (réduction des salaires de la Fonction publique, blocage des recrutements, hausse des droits à l’import, et des prix des produits pétroliers).

Considéré alors comme un bon élève, grâce à ses résultats au plan économique (tous les clignotants de notre économie étaient devenus verts) renforcés par une stabilité politique éprouvée, le Sénégal venait aussi de passer avec succès en 2000 l’épreuve de l’élection présidentielle la plus redoutée de son histoire.

Aussi les partenaires au développement ont-ils décidé dés lors, de réévaluer leur cadre de partenariat avec le Sénégal et de lui accorder des facilités d’accès aux lignes de crédit. Et c’est justement en cette période favorable de sa trajectoire économique, dans laquelle de nouvelles perspectives ont été ouvertes, que l’alternance est survenue (le 19 mars 2000) au Sénégal, et Maitre Abdoulaye Wade succéda à Monsieur Abdou Diouf.

Le nouveau locataire du Palais n’a pu s’empêcher, à l’occasion d’une de ses interviews, de dire tout haut, qu’il avait trouvé beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat. Deux ans après, plus exactement en 2002, le nouveau pouvoir libéral sortit des tiroirs de l’administration le dossier de l’autoroute, le «dépoussiéra» et décida de rechercher le financement en vue de réaliser les travaux sur la base du tracé de 1978 mais en finançant le projet non plus par le budget de l’Etat seulement ( fonds propres ) ou à travers un appui classique des partenaires techniques et financiers, comme initialement prévu dans le schéma de 1978, mais plutôt par le mécanisme du partenariat public privé avec comme option la concession en conséquence de quoi l’usage de l’autoroute ne serait plus gratuit mais payant.

Ces changements ont nécessité évidemment des réajustements du projet et certaines adaptations des emprises pour intégrer les dispositifs spécifiques à l’aménagement d’une autoroute à péage d’autant plus qu’entre temps l’urbanisation galopante a fait qu’une bonne partie des emprises avait été occupée de façon régulière ou irrégulière.

Dans cette optique un consultant ( Monsieur Hugo) avait été commis pour une mission d’assistance à la Maitrise d’ouvrage ( auprès de l’APIX ) et a produit le 30 août 2002 un rapport définitif pour l’actualisation des études du projet d’autoroute. Après actualisation des études, le tronçon Dakar (Malick Sy)-Dam Niadio long de 32 km a coûté globalement environ 380 200 000 000 FCFA comprenant les travaux de construction autoroutières, la libération des emprises, l’aménagement de la zone de recasement, la restructuration de Pikine Sud la supervision et le suivi du programme et diverses autres études.

Pour sa construction, il a été fait recours au partenariat public-privé sous le régime de la concession de type Construction Exploitation Transfert (CET) à une société dénommée SENAC sa moyennant la perception directe d'un péage auprès des usagers (système appelé communément dans notre jargon péage réel ).

Cette formule de financement d’infrastructure autoroutière a été utilisée en France avec la création en 1956 de la première société autoroutière : il s'agit de la société Autoroutes Esterel-Côte d'Azur (ESCOTA), chargée de la réalisation de l'autoroute A8. Cette autoroute avait inauguré le premier péage autoroutier en France et les années suivantes ont vu apparaître d'autres sociétés autoroutières.

Et depuis le début des années 90 cette formule nouvelle de financement a connu dans le monde entier un regain d’intérêt grâce aux besoins accrus de services et de biens publics face aux budgets publics très limités et la recherche de meilleure qualité de service. 2.Le problème de la gratuité de l’usage de l’autoroute , de la cherté des tarifs du péage et du niveau de participation de l’opérateur privé au financement.

L’autoroute Dakar Diam Niadio a été livrée le 1er août 2013, et inaugurée par son excellence le Président Macky Sall Mais les adeptes de la théorie des biens publics sont très vite montés au créneau à travers certains médias, après l’ouverture de l’autoroute, en se demandant à juste titre, pourquoi, l’Etat n’a pas pris en charge la part de l’opérateur privé (61 000 000 000 FCFA) et financé intégralement l’infrastructure sans recourir à un opérateur privé.

Je sais qu’il ne fait aucun doute dans l’esprit de ceux-là qui se posent cette question, que l’infrastructure demeure la propriété de l’Etat et que le concessionnaire (SENAC sa) a seulement un droit de construire, d’exploiter, d’entretenir pour ensuite procéder au transfert de l’infrastructure à l’Etat au terme de la durée de la concession tout en se faisant rémunérer directement par l’usager par la collecte de péage.

Mais en posant le problème du financement de l’autoroute sous cet angle (bien public) les défenseurs de cette théorie posent moins et de bonne foi, le problème de la propriété de l’infrastructure que celui de son usage qu’ils souhaiteraient être gratuit. De telles réactions sont tout à fait normales, compréhensibles et même de la part de simples usagers dans un pays qui inaugure son premier péage autoroutier et dont les populations ont une forte culture de la gratuité. En s’acquittant du péage, ces dernières ont donc le sentiment d’avoir à payer une somme en plus des impôts normaux

Concernant le niveau de participation de l’opérateur privé jugé très faible par certains, il y a lieu de signaler qu’en général, les formes de recours au partenariat public privé pour le financement des infrastructures concernent seulement le financement de l’infrastructure elle-même et de son entretien. La participation de l’opérateur privé à ce financement peut dans ce cas se faire selon trois formules : Financement intégral ou quasiment de la construction et de l’entretien, financement partiel de la construction et financement de l’entretien, et enfin financement de l’entretien uniquement.

Le choix entre ces trois formules de participation est arrêté librement au départ par l’Etat suivant sa politique de financement des infrastructures. L’Etat pouvait cependant, s’il estime, dans le cadre de ce partenariat public privé pour la construction de l’autoroute, que l’usager ne devrait pas payer pour diverses raisons, opter pour un modèle de concession à péage fictif où il rémunérerait lui- même l’opérateur en fonction du trafic. Mais cette option beaucoup moins risquée pour l’opérateur, a été à juste titre, écartée dans les études de faisabilité au profit du péage réel.

Qu’une infrastructure offrant aux usagers une meilleure qualité de service (un temps de transport nettement réduit, une meilleure sécurité, un plus grand confort etc.) soit tarifée ne doit pas, à notre avis, gêner outre mesure. Qu’un opérateur privé finance tout ou une partie d’une infrastructure surtout en période de rareté des ressources publiques tout en garantissant son entretien pendant toute la durée du contrat, ne doit pas également poser problème, car il permet ainsi à l’Etat en plus de se départir momentanément du lourd et coûteux fardeau du financement de l’entretien, d’une part, d’orienter l’argent qu’il devrait débourser vers d’autres services et biens collectifs et d’autre part, d’élargir et de diversifier son champ de couverture des besoins en services et biens publics.

A ces facteurs, s’ajoute, et pas des moindres, la nécessité impérieuse pour le Sénégal de s’adapter à l’environnement économique international. Le Sénégal ne pouvait pas rester en marge du contexte de globalisation des économies qui dicte la nécessité de diversifier les sources de financement des infrastructures (bailleurs de fonds institutionnels classiques, nouveaux bailleurs de fonds et les financements innovants).

La problématique qui doit donc être posée une fois le principe de l’instauration du péage acquis et accepté pour les raisons citées plus haut, c’est le niveau des tarifs à adopter. Mais à en croire la réaction de la plupart des personnes interrogées, ces tarifs sont chers par rapport aux revenus des usagers mais aussi élevés par rapport aux tarifs pratiqués ailleurs en Afrique et même en France.

A ce titre il y a lieu de signaler que les péages prélevés sur les usagers doivent permettre au concessionnaire, sur une période donnée, d’équilibrer les dépenses c'est-à-dire atteindre l’équilibre budgétaire et dégager un profit contrairement à l’Etat qui lui cherche à maximiser la rentabilité socio économique des investissements c'est-à-dire à faire en sorte que la société retire le maximum de bénéfice du projet par rapport à son coût Le contrat et le cahier de charges signés entre ces deux acteurs dont je n’ai pas pu prendre connaissance constituent le cadre juridique qui permet d’atteindre ces deux objectifs.

Mais cette rentabilité financière dépend en plus de facteurs macroéconomiques, de plusieurs facteurs microéconomiques. (le coût de construction définitif de l'infrastructure, le niveau du trafic lors de la mise en service, l’évolution du trafic en cours d'exploitation, l'évolution du tarif de péage durant l'exploitation, l'évolution des coûts annuels d'exploitation de l'infrastructure). Si les coûts de construction et l’évolution des coûts d'exploitation peuvent être maîtrisés par le concessionnaire, il n’en n’est pas de même pour le trafic et dans une certaine mesure pour le tarif de péage.

En effet, les prévisions de trafic, compte tenu des caractéristiques très complexes des déplacements et des comportements des usagers, constituent, un exercice difficile et aléatoire et font donc peser à l’instar d’autres facteurs, un grand risque sur les revenus dans le cas des concessions surtout lorsqu’on n’a pas tout le recul nécessaire pour estimer la réaction des usagers à l’instauration du péage. C’est pourquoi, il est souvent conseillé aux opérateurs qui veulent s’engager dans des concessions de prendre en amont toutes les dispositions nécessaires pour la connaissance détaillée des flux existants, de leur évolution, et de la capacité à payer des usagers afin de maximiser les chances de réussite et minimiser les surprises et déceptions.

Concernant spécifiquement les tarifs de péage de l’autoroute Dakar Diam Niadio, leur fixation doit en principe avoir été la combinaison des enquêtes auprès des usagers et le fruit de discussions entre le concessionnaire et les pouvoirs publics et définis dans le cahier des charges qui complète le contrat de concession. Et c’est à ce niveau que l’Etat doit jouer un rôle capital pour préserver l’intérêt des usagers, en évitant d’une part, tout dérapage (tarification au maximum de recettes pour le concessionnaire donc des tarifs très élevés) et d’autre part, un déficit d’exploitation qui résulterait d’une tarification calée sur les plus bas revenus des clients potentiels donc des tarifs très bas.

Il s’agira donc, d’opter pour un système de tarification à l’optimum socio-économique qui, par expérience, devient souvent au vu des recettes générées, une tarification à l’optimum financier ce qui revient pour l’Etat, à agir, mais de façon raisonnable, sur la marge du concessionnaire (sans compromettre la rentabilité financière de l’exploitation) d’où la nécessité de veiller à la transparence et à la sincérité des coûts proposés mais également à la couverture par les recettes générées.

Mais les tarifs actuellement appliqués sur l’autoroute Dakar Dam Niadio sont ils réellement très chers ? Par rapport aux revenus moyens de la plupart des usagers habitant la banlieue, qui peuvent être amenés à emprunter l’autoroute au moins deux fois par jour pour se rendre au travail, on est tenté de répondre à cette question par l’affirmative. Mais par rapport aux tarifs pratiqués dans les autres pays africains et européens (France) ou par rapport aux économies réalisées entre autres, sur le carburant, sur le temps de transport, en opposition à l’utilisation de la route nationale banalisée, la réponse pourrait être nuancée.

Ce qu’il faut reconnaitre somme toute, c’est que les tarifs de péage d’autoroute peuvent naturellement varier d’une autoroute à l’autre dans un même pays, et aussi d’un pays à un autre en fonction des coûts à couvrir (influencés par la nature de la desserte : zone rurale ou zone urbaine),du niveau de trafic et de la politique de financement des infrastructures (investissements et exploitation) mise en place par l’Etat. Concernant spécifiquement les niveaux des tarifs de péage de certaines autoroutes françaises jugées nettement inférieurs à ceux de l’autoroute Dakar Diam Niadio, il faut rechercher les facteurs explicatifs non seulement dans les coûts de construction et d’exploitation qui peuvent être différents mais aussi dans :

- la mission de service public dont sont investies les concessionnaires d’autoroute (Sociétés d’économie mixtes et sociétés privées) qui transcendent l'intérêt privé ou commercial ;

- et surtout le système de financement des autoroutes (investissement et exploitation) qui est mis en place et les volumes de trafic autoroutier beaucoup plus dense.

3. Le maintien des acquis et la réorientation du projet selon une vision nouvelle. Par ailleurs, il y a lieu de souligner les décisions importantes qui ont été prises par le Président Macky Sall comme mesures d’accompagnement de la construction et l’exploitation de l’autoroute et qui concernent les voies de contournement existantes à savoir le prolongement de la Voie de Dégagement Nord (VDN) jusqu’à Dam Niadio et la construction d’autoponts aux carrefours de la Poste de Thiaroye et de Keur Massar pour améliorer la fluidité de la circulation sur la Route nationale n°1 appelée communément la RN1.

En effet, à la suite du Conseil présidentiel du 14 octobre 2002, le Président Abdoulaye Wade avait donné des directives pour que le projet de prolongement de la VDN jusqu’à Diam Niadio qui date de l’époque du pouvoir socialiste soit purement et simplement gelé parce qu’il le trouvait « gênant et concurrent de l’autoroute » (pour reprendre les termes utilisés à l’époque ).

Ces directives sont tombées au moment où le rapport provisoire de l’étude de faisabilité de ce tronçon était déjà disponible depuis juillet 2001 et que le rapport final était attendu pour le mois de novembre 2002. Notification de sursoir donc à la réalisation de ce tronçon a été faite officiellement par le Premier ministre au Ministre chargé de l’Equipement et des Transports d’alors. Il est donc heureux aujourd’hui, que le Président Macky Sall ait pris la décision de réaliser ce tronçon.

Il a immédiatement matérialisé sa décision par le démarrage des travaux du tronçon Golf Guédiawaye- Tivaouane Peulh et a promis aussi de trouver le financement additionnel pour prolonger ce tronçon jusqu'à Diam Niadio tel que prévu initialement. Il a réussi également à convaincre les propriétaires des maisons qui occupent actuellement les emprises de la deuxième section (CICES-Golf Guédiawaye ) à accepter de les libérer.

Au regard de la configuration géographique de la région de Dakar (Presqu’ile), on peut affirmer que ces deux voies de contournement (prolongement de la VDN et la RN1) contribuent au désenclavement des zones urbaines périphériques, et à l’amélioration de l’accessibilité de la presqu’ île. Elles ne doivent donc pas être perçues comme concurrentes de l’autoroute mais plutôt complémentaires. Par conséquent, l’Etat ne doit prendre aucune mesure physique ou d’ordre réglementaire pour empêcher ou décourager l’utilisation de ces deux voies alternatives dont la réalisation et l’amélioration de leur fluidité ne compromettront en rien la rentabilité financière de l’autoroute.

Par ailleurs, en inaugurant l’autoroute, le Président Macky Sall a annoncé non seulement son intention de la prolonger jusqu’à Thiès et Aéroport de Diass , mais s’est aussi engagé à imprimer sa propre marque à la construction des infrastructures routières en déclinant un véritable programme autoroutier de désenclavement des différentes régions ( Liaison Thiès- Mbour, Aéroport Blaise Diagne – Mbour, Mbour –Kaolack, Thies-Tivaouone, Thies –Ndiassane, Thies-Touba etc) qui pourrait constituer l’ossature pour l’élaboration d’un schéma directeur national routier par de la Direction des Routes.

A travers cette décision, le Président Macky Sall donne à la construction de l’autoroute initiée par ses prédécesseurs, une nouvelle vision en intégrant dans l’approche développée jusqu’ici deux notions importantes :

-la notion de service public en assurant une certaine égalité de traitement des individus et des zones géographiques, et l’accès aux moyens de transport à tous ;

- et la notion d’aménagement du territoire en utilisant le transport comme un moyen d’influer sur les déséquilibres géographiques du territoire national. Cette nouvelle vision de politique autoroutière déclinée doit être intégrée dans une politique nationale de transport (services et infrastructures) très cohérente gage de son succès.

4. L’élégance républicaine Le peuple sénégalais a également noté avec satisfaction et fierté, lors de la cérémonie d’ouverture de l’autoroute, la haute élégance républicaine dont a fait preuve le Président Macky Sall en rendant un vibrant hommage mérité à son prédécesseur Maitre Abdoulaye Wade pour avoir trouvé une partie du financement de l’autoroute et avoir démarré les travaux.

Mais malheureusement, Monsieur Abdoulaye Wade lui, n’avait pas fait preuve de la même élégance pour rendre un hommage aux Présidents Senghor et Abdou Diouf lors du lancement des travaux du premier tronçon de l’autoroute, pour avoir eu l’idée de cet ambitieux projet et mené jusqu’à leur terme toutes les études qu’il n’a fait qu’actualiser tout simplement en 2002.

En lieu et place d’un hommage, le Président Abdoulaye Wade s’était au contraire approprié la paternité intégrale du projet en faisant fi du principe de la continuité de l’Etat et de ce que ses prédécesseurs ont pu accomplir. Or, reconnaitre le mérite de quelqu’un n’enlève en rien son propre mérite.

MALICK NDIAYE, Docteur-Ingénieur en Economie des Transports

Ancien Directeur des Transports Terrestres du Sénégal

Secrétaire Général de la Coordination PS de Kaolack Membre du Bureau Politique .

07/06/2014
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